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La pâte d'entraînement: le meilleur truc pour entraîner un chien l'hiver.

Publié le par fidelecanin

AVERTISSEMENT : je ne suis pas vétérinaire, ni nutritionniste, juste un entraîneur canin qui désire partager un truc d'entraînement qui vous facilitera la vie.

L'hiver est maintenant arrivé et la plupart des entraîneurs canins qui travaillent en renforcement positif avec de la nourriture, vont éprouver des difficultés dans leurs entraînements extérieurs en raison du froid. Avec le froid et le vent combinés à la salive du chien, nos mains en prennent un sérieux coup durant la saison froide. Porter des gangs ralentit souvent la distribution de la nourriture. On en échappe par terre, on en donne en trop grande quantité, bref.... l'opération est parfois frustrante.

Beaucoup d'entraîneurs travaillent avec de la saucisse à hot dog, Bien que très pratique, cette viande, donnée en grande quantité dans les périodes d'entraînement pourrait être dommageable pour notre chien car elle contient souvent des nitrites, beaucoup de gras et du sel. Pour en savoir plus: https://ici.radio-canada.ca/actualite/lepicerie/docArchives/2003/05/20/enquete.html

Si vous êtes comme moi, préoccupée par la santé de vos chiens et la question pratique de l'entraînement, voici une façon différente de présenter la récompense alimentaire lorsqu'on travaille en entraînement: l'utilisation de pâte alimentaire présentée dans une bouteille.

Au lieu de présenter les récompenses de viande en morceaux, vous pouvez présenter la récompense sous forme de pâte composée de viande, huile, légumes et épices. Cette pâte sera insérée dans une bouteille de silicone à embout. Vos mains seront ainsi protégées du froid.

Utilisez la même technique d'entraînement au R+, mais la récompense est un peu de pâte d'entraînement distribuée en pressant sur une bouteille souple. N'est-ce pas génial?

Ok c'est super, mais que pouvez-vous mettre dans cette pâte? Pour ma part, je n'utilise que des aliments de qualité consommation humaine. Les viandes sont toutes cuites. Les aliments sont frais. Et ils sont manipulés, conservés et congelés selon toutes les bonnes les règles de la salubrité.

Voici quelques idées d'aliments avec lesquels je concocte mes pâtes d'entraînement. J'y met au moins une viande cuite, un légume ou fruit, une huile et un épice:

  • poulet cuit
  • boeuf cuit
  • foie de poulet cuit
  • foie de boeuf cuit
  • huile d'olive
  • huile de coco
  • huile de carthame
  • purée de citrouille
  • purée de pomme
  • beurre d'arachides naturel (attention pas de xylitol dans les produits sans sucre)
  • banane
  • persil
  • gingembre
  • curcuma

Je varie mes mélanges. La viande constitue toujours l'élément que l'on retrouve en plus grande quantité, tout simplement parce qu'elle est généralement adorée des chiens. Assurez-vous que le mélange que vous offrez est très attirant pour votre animal afin que l'entraînement soit efficace.

Il y a sur le marché, toutes sortes de bouteille. Je préfère et de loin, les bouteilles de silicone qui se presse très facilement et sont assez résistante si on les échappe. Vous les retrouverez dans les pharmacies, les commerces d'outils de cuisine et dans certains magasins à un dollar.

Il est aussi important de vérifier la grandeur de l'ouverture de la bouteille et du bouchon. Il faut que votre pâte s'y insère et en ressorte facilement. Optez pour une bouteille munie d'un  bouchon ou cap amovible pour pouvoir mettre votre bouteille dans votre poche sans dégât possible.

Päte de foie de boeuf cuit, purée de citrouille, huile d'olive, persil.

Le mélange des aliments doit absolument se faire au robot culinaire pour obtenir une pâte très lisse et sans grumeaux (on ne veut surtout pas bloquer la sortie de l'embout). Je ne peux vous donner de quantité et des recettes toutes faites. Il vous faudra faire des essais selon les aliments que vous présenterez à de votre chien. Ajouter des huiles et de l'eau pour rendre votre pâte plus claire. Mais elle doit se tenir et faire un petit tuyau d'aliments à la sortie.


(photo: pâte de foie de boeuf cuit, purée de citrouille,huile d'olive, persil.)

Gardez toujours vos bouteilles remplies au frigo ou au congélateur. Vérifiez la durée de conservation des aliments selon les normes de salubrité. Bien laver les embouts qui ont été léchés par le chien si vous remettez votre bouteille au frigo.

N'oubliez pas que si vous entraînez avec de la nourriture, il faut réduire la quantité de nourriture présentée aux repas pour éviter les surplus de poids chez votre chien.

Voilà! Amusez vous maintenant à surprendre votre chien avec des pâtes d'entraînement super appétissantes, tout en gardant vos mains bien au chaud au cours de l'hiver.

Fini les mains gelées, fini les dégâts. Bon entraînement!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans entraînement

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Petit guide pour la promenade libre dans les bois

Publié le par fidelecanin

Comme beaucoup d'entre vous, j'adore faire des promenades dans les bois avec mes chiens. Les bois regorgent de pistes et d'odeurs, ce qui peut rendre la promenade canin ultra intéressante. Par contre, elle peut devenir pour vous un enfer si vous y perdez votre chien!

Comment faire pour avoir un chien qui gambade joyeusement à vos côtés, qui profite de l'espace et des odeurs, mais qui en même temps, reste à une distance raisonnable de votre personne?

Voici un petit guide qui vous donnera la marche à suivre pour savoir comment entraîner un chien à la promenade en liberté dans les bois. L'objectif est d'avoir un chien qui se promène aisément, fait des va et vient et qui cherche à garder le contact visuel avec vous.

Tout d'abord, faisons un inventaire de ce que vous aurez besoin:

  • un harnais de marche (pour le confort de votre chien);
  • une cloche de collier (le son de la cloche pourra éloigner les bêtes sauvages, et pourra vous aider à localiser votre chien);
  • une identification attachée au harnais (nécessaire en cas de perte, même si votre chien à une micro-puce);
  • une longe d'environ 15 pieds (la longe Fidèle est faite d'une sangle glissante qui ne reste pas prise dans les branches);
  • un sifflet ordinaire ou à ultrason (pour le rappel à distance);
  • un sac d'entraînement contenant des gâteries hyper appétissantes pour votre chien. Il faut apporter des gâteries qui vont faire que le chien va tout laisser pour venir les manger. Rappelez-vous que la liberté peut être plus intéressante que la nourriture pour un chien. Vos gâteries doivent donc être géniales!
  • un cellulaire (pour votre sécurité);
  • un poivre de cayenne (si vous allez dans un secteur fréquenté par les ours noirs);
  • un couteau (on ne sait jamais si on aura pas besoin de couper quelque chose dans les bois);
  • de l'eau;
  • un plat pliable.

Avant d'aller dans les bois, il serait sage d'entraîner votre chien à:

  • savoir faire le focus sur demande (avec un "fix, watch, regarde");
  • savoir revenir sur appel à la voix ET au sifflet (car dans les bois, la voix porte moins loin). Lisez cet article qui traite du rappel;
  • savoir faire un arrêt rapide (en cas de rencontre avec un animal sauvage ou lorsque vous aurez à changer d'embranchement dans un sentier ("reste, stop ou attends"). Lisez cet article qui explique comment faire le stop;
  • savoir guider votre chien dans les directions suivantes: "en avant, à gauche, à droite". En pointant ou a la voix.

Voici la méthode que j'utilise pour entraîner un chien qui débute dans la promenade libre dans les bois:

  • placez le chien en harnais et en longe attachée à une laisse de taille;
  • débutez la marche dans des sentiers bien balisés, cela aidera votre chien à suivre un chemin bien défini;
  • faites des rappels à vide (rappels sans autre objet que de faire revenir le chien rapidement) la longe étant toujours attachée. Il faudra en faire beaucoup (20-25) à des distances différentes et des situations variées. Récompensez à l'aide de gâteries pour au moins 20 rappels et ensuite, récompensez aléatoirement (par ex: 1/3, !/5, !/2);
  • faites faire des arrêts rapides (20-25) sur demande;
  • quand le rappel est efficace et toujours bien réalisé, détachez la longe et la laisser trainer par terre;
  • faites d'autres rappels à vide en donnant des récompenses à tous les coups au début, puis aléatoirement;
  • faites faire des arrêts rapides fréquents;
  • poursuivez les rappels et arrêts à vide en renforçant au maximum (occasionnellement faire un jackpot quand le rappel a été plus difficile);
  • en cas de problème (le chien s'éloigne trop, disparait de votre vue), remettez la longe et pratiquez de nouveau les rappels et les arrêts pour un petit bout de temps, histoire de refaire un peu d'entraînement de base. Peut être que l'entraînement n'a pas été assez payant pour que le chien reste tout près.

Quelques trucs en terminant:

  • en marchant la première fois dans un sentier que je referais plus tard dans le sens inverse, je placerais stratégiquement des gâteries odorantes aux intersections dans le sentier. Si mon chien se perd, il aura tendance à y revenir, attiré par l'odeur. Aussi au retour, il aura tendance aussi à y faire des arrêts, ralentissant  ainsi sa progression¸ me laissant plus de temps pour le rejoindre;
  • un chien qui a faim, aura plus tendance à vous suivre dans le sentier, surtout si vous lui montrez que vous avez des gâteries au départ;
  • un chien peut très bien être motivé à vous suivre de façon rapprochée par un jouet qu'il adore. Ceci peut remplacer aisément la nourriture, pour un chien très motivé par les jouets;
  • entraîner un chiot adolescent avec un chien expérimenté à la marche en liberté, vous aidera à bien faire apprendre plus rapidement cet exercice;
  • dans vos premières sorties, parcourez toujours le même sentier. Votre chien reconnaitra les odeurs qui y sont et apprendra plus facilement le chemin de retour et à rester près de vous. Quand votre chien aura bien appris son exercice, variez les sentiers. De nouvelles odeurs seront alors plus stimulantes. Cela vous donnera une excellente occasion de bien tester la capacité de votre chien à vous garder à l'oeil!

Sur ce, bonne promenade!

 

 

 

 

 

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La rechute: tellement décevante mais presque inévitable

Publié le par fidelecanin

En modification comportementale, il n'y a rien de linéaire.

Quand on entreprend un protocole d'intervention visant un changement de comportement, on établit un plan de match. On fait une projection de ce qui devrait se passer. À l'occasion, le plan de déroule tel que prévu. Mais la plupart du temps, non!

Pourquoi? Tout simplement parce que notre chien n'est pas une machine, qu'il réfléchit, fait des choix et qu'aucun animal n'est pareille à un autre. De plus, on ne contrôle pas tous les aspects de l'environnement dans lequel il évolue. Et si vous pensez que votre chien est toujours pré-disposé de la même façon lorsque vous travaillez la modification comportementale, vous vous trompez. Comme nous, il a de bonnes journées et de moins bonnes.

En entraînement avec un animal, il y a donc des hauts et des bas. Et malheureusement, la rechute existe. Un comportement non désiré, qui ne se produit plus, n'est pas nécessairement oublié et pourrait ressurgir quand on s'y attend le moins.

Et bien que je sois éducateur canin d'expérience, la chose vient de m'arriver: une rechute vient de se produire avec mon border collie, Panda.

Attaqué en bas âge par un chien eskimo américain, Panda fut réellement traumatisé. À un point tel qu'il ne pouvait plus visualiser aucun autre chien à moins de 300 pieds. En plus, il développa certaines appréhensions avec les humains suite à une agression par un jeune enfant (qui lui a lancé des cailloux).

Panda a été entraîné en modification comportementale avec succès. Le protocole étant de jouer au frisbee (ce qu'il adore) à la vue d'autres chiens et d'humains étrangers. Panda réussi avec brio à adopter de bons comportements, tellement qu'il pouvait aisément croiser des chiens en promenade en laisse, côtoyer des chiens librement dans un contexte de pension supervisée. Bien sûr, pas n'importe quels chiens, et pas n'importe comment. Mais son comportement était devenu exemplaire et je réussis à gérer l'environnement selon un protocole précis.

Mais l'environnement peut rapidement changer et le comportement par conséquent.

En promenade dans un parc public, deux hommes joggant se trouvèrent  dans notre champ de vision courant allégrement vers nous, en ligne droite, mon chien étant en laisse sur un petit trottoir de bois surélevé. N'ayant pas de dégagement possible, les deux hommes passèrent rapidement tout près de mon chien, qui déclencha en mode agressivité (grognements, charge). Heureusement, j'avais vu la séquence se développer et je pu tenir mon chien par son harnais afin qu'il n'atteigne personne. Panda a sûrement perçu cette course effrénée vers lui, comme une agression en développement, se sentant comme la cible d'une attaque potentielle. Pour le reste de la promenade, il demeura hyper vigilant et tenta même de charger un autre chien en laisse. L'adrénaline était possiblement à son maximum et il ne pouvait plus se calmer et se contrôler.

Depuis des mois, Panda savait bien se comporter dans un environnement contrôlé. Mon erreur fut de le mettre dans un contexte dont je ne contrôlais pas tous les aspects. J'ai présumé qu'il pouvait toujours gérer ses émotions dans ce parc que nous avions pourtant visité quelques semaines plus tôt. Ce qui n'était, de toute évidence, pas le cas.

Une rechute est tellement décevante. Elle est souvent inévitable, car un traumatisme n'est jamais oublié totalement.

Qu'à cela ne tienne, la situation n'est pas désespérée, mais elle indique que nous devons redoubler d'efforts dans le travail de modification comportementale. Et prendre en considération plus que jamais qu'un animal est un individu unique avec ses hauts et ses bas.

J'espère que cette aventure vous encouragera, vous de votre côté, à ne jamais abandonner. Mais aussi à comprendre que la rechute est normale, prévisible et ne signifie pas que la situation est sans issue.

Sur ce, bon entraînement!

 

 

La rechute: tellement décevante mais presque inévitable

Publié dans comportement

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PROJET LOUVE: Chronique no 9: apprentissage de la promenade en liberté

Publié le par fidelecanin

A mesure que Louve grandit, les promenades en liberté deviennent une nécessité. Car le besoin d'exercice devient de plus et plus important. A 5 mois, elle peut courir à sa guise, une bonne heure de suite (marche, trot et course en alternance selon ses désirs) et ne pas être épuisée. C'est pourquoi, à cet âge, le plus bel apprentissage est la marche et le trot dans les champs pour y découvrir des odeurs, des pistes et explorer l'environnement.

Près de chez moi, il existe des champs vallonneux avec des pistes de véhicules 4 roues très peu fréquentés. Loin de la route, le secteur est idéal pour relâcher mes longes en toute sécurité et donner plus de liberté à mes chiens. Les chiens ont tendance à suivre les pistes déjà tapées. Panda a apprit un solide rappel et à rester dans notre piste pas trop loin de moi. Louve ne connaît pas encore ces consignes.

Munie de morceaux de viande dans une pochette d'entraînement, j'aborde le champ et je détache les longes. Je procéde à des rappels systématiques quand la distance qui me sépare d'eux est d'environ 40-60 pieds avec le mot "viens" (leur nom précédant le mot). Quand les chiens reviennent à l'appel et s'assoient devant moi, ils ont droit à un morceau de viande, un bon mot et un retour à la liberté sur demande ("va courir ou en avant"). Triple récompense!

Il est important de faire des rappels à vide (sans les attacher) pour que le retour vers moi ne signifie pas nécessairement la fin de la liberté mais un plus (la nourriture) et un retour vers celle-ci. Je récompense également la plupart des initiatives de retour sans demande de ma part.

On pourrait également désensibiliser le fait d'attacher le chien en longe en attachant et détachant immédiatement le mousqueton au harnais du chien. Ainsi, le fait d'attacher la laisse ou la longe, n'annonce pas toujours la fin de la promenade.

Donnez toujours la consigne du rappel joyeusement même s'il a été long à se faire. Il ne faut JAMAIS que la demande de rappel soit donnée avec une intonation punitive (crier, chicaner, punir) si on veut que le chien revienne vite et toujours avec bonheur.

Voici un petit jeu qui peut augmenter le focus sur vous et la rapidité du rappel lors de vos promenades en liberté: quand vous appelez joyeusement votre chien, partez à courir dans l'autre sens. Cela stimulera l'instinct de poursuite. Récompensez abondamment par un jackpot de nourriture à l'arrivée. Un autre jeu est aussi utile: jouez à la cachette dans les bois en vous cachant derrière un arbre et appelez votre chien. Faites lui la fête lorsqu'il vous découvre. Il aura ainsi tendance à vous surveiller de plus près lors de vos promenades en liberté.

En terminant, sachez que la liberté accordée sous sécurité est le plus beau cadeau que vous pouvez faire à votre chien. Le bien être psychologique s'ajoutera au bien être physique de la promenade.

Visionnez la vidéo https://youtu.be/yrkjjfeD4EY pour avoir un aperçu du travail avec Louve en apprentissage de la liberté en longe relâchée. Sur ce, bonne promenade!

PROJET LOUVE: Chronique no 9: apprentissage de la promenade en liberté

Publié dans education chiot

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PROJET LOUVE: chronique no 8: agression de possession

Publié le par fidelecanin

Louve mange des os depuis plusieurs mois. Elle a depuis peu accès à de gros os. Et pour elle, ces os ont beaucoup de valeurs. Je peux facilement lui enlever dans la gueule de petits os, de la nourriture, des jouets ou des objets, sans aucun signe d'agressivité. Par contre, lorsqu'elle mange de gros os, elle grogne si je m'approche d'elle ou si je lui touche pendant qu'elle les mange.

Que faire?

Grogner, japper, vouloir mordre devant une personne ou au autre animal qui veut prendre possession de ce que le chien tente de protéger, est un comportement normal dans la nature. Ce sont des avertissements, une communication qui signifie ''ne t'approche pas de moi, ceci est ma possession!''

Autrefois, on nous disait qu'il fallait faire de nous un chef de meute, en forçant le chien à donner toute possession qu'il voulait protéger. Grave erreur.

Mettons-nous à sa place: vous avez très faim, je vous offre une belle assiette de votre nourriture préférée et je vous la retire. Qu'allez-vous faire ? Vous allez vous choquer, vouloir garder votre assiette, et avec le temps, vous allez devenir de plus en plus méfiant quand vous allez vous alimenter. Peut être que vous ne deviendrez pas agressif avec la personne qui vous force, parce que vous avez peur d'elle. Mais vous pourriez rediriger cette agression vers une autre personne qui s'approche de votre assiette.

Quand on a un chien, on veut que toutes les interactions avec lui soient sécuritaires. On veut avoir une relation de confiance avec lui. Et on veut pouvoir lui ôter de la gueule tout ce qui pourrait lui nuire ou être dangereux pour sa santé.

La solution? Faire la technique de l'échange (voir la vidéo):

-donner l'objet convoité par votre chien et qui provoque de l'agression de possession;

-munissez-vous de viande fraîche, quelque chose à laquelle votre chien ne pourra résister;

-quand votre chien est près de ce qu'il convoite, montrez-lui un morceau de viande et lancez-le à quelques pieds de lui, de façon à ce que le chien se déplace vers la viande. Il ne pourrai manger la viande et l'os en même temps et devra le laisser tomber;

-à ce moment, ramasser l'os (assurez-vous que vous le faites en sécurité);

-si le chien revient trop vite, lancez-en plusieurs morceaux au loin (première récompense);

-au début, il reviendra rapidement vers son butin. Avec le temps, il ralentira;

-quand il revient, demandez-lui de s'asseoir pour éviter qu'il se rue sur son objet;

-redonnez-lui en lui disant ''prend'' (deuxième récompense);

-recommencez le manège, jusqu'à ce que le chien ne s'intéresse plus à son objet et vous regarde pour avoir d'autre viande;

-renforcez tous les regards vers vous et l'ignorance de son objet et tout relâchement de l'objet et on dira le mot "donne" au moment même où cela survient ;

-à ce moment, vous pourrez le prendre devant lui sans risque de morsure;

-répétez l'exercice avec tous les objets qui engendrent le comportement d'agression;

-faites des séances 2 à 3 fois par semaine, jusqu'à pouvoir tout prendre sans plus aucun signe d'agressivité. Si vous avez des enfants, faites ces exercices avec votre enfant tout près du chien, une fois que votre chien ne montre plus aucun signe d'agressivité. On généralisera ainsi le comportement à d'autres personnes.

Sachez que malgré tout cela, il faut respecter les moments où le chien mange, gruge des os, joue avec ses jouets et ne pas constamment lui enlever son butin. Faites respecter cette consigne par tous les adultes et les enfant qui gravitent dans l'environnement du chien.

PROJET LOUVE: chronique no 8: agression de possession

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PROJET LOUVE: chronique no 7: la socialisation secondaire

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no 7: la socialisation secondaire

Louve est actuellement au début de son adolescence (5 mois). Elle a été très bien socialisée aux autres chiens et aux humains (adultes et enfants) au cours de sa période de socialisation primaire, grâce à deux séries de cours en maternelle et aux sorties auxquelles elle a participées.

Elle a été aussi désensibilisée aux bruits, totalement par hasard puisque des travaux de toiture ont eu lieu à notre maison au cours de sa petite enfance. Elle peut dormir à poings fermés au son des scies et des marteaux parce qu'elle y a été habituée graduellement (à distance au début en étant au chenil, ensuite dans la cour et après dans la maison). On a eu quelques orages durant l'été et elle a bien réagit.

Elle est habituée aux sorties en voiture qu'elle adore. Elle est également familière avec les sons des voitures, autobus et motos. Quand elle rencontre des chiens adultes, elle s'approche doucement et leurs faits des invitations au jeu. Elle est fort délicate avec les chiots qu'elle lèche abondamment.

À date, toutes ses activités ont été encadrées dans le but évident de la protéger de tout événement traumatique. Il est maintenant temps d'augmenter un peu la durée et l'intensité des stimulations et des situations vécues.

C'est pourquoi, Louve a commencé à me suivre en conférence, celles que je donne pour des clubs à l'extérieur de chez FIDÈLE CANIN et bientôt elle fera partie de mon équipe présente dans les salons canins. La durée de ces activités (souvent des journées complètes) et l'intensité de la présence humaine et canine (nombre de personnes et des chiens imposant, son ambiant: jappements, voix, bruits divers, lumière intense, manipulations fréquentes) vont lui permettre de s'habituer encore plus au stress de la vie quotidienne.

Jusqu’à présent, elle se comporte très adéquatement, faisant ma fierté assurément! La socialisation secondaire de Louve se poursuivra donc jusqu'à la fin de sa première année de vie (activités avec FIDÈLE CANIN, activités familiales, activités canines). Elle sera toujours encadrée et supervisée dans toutes ses activités futures.

Louve en conférence, faisant connaissance avec les participants

Louve en conférence, faisant connaissance avec les participants

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Pour construire la résilience chez le chien

Publié le par fidelecanin

Pour construire la résilience chez le chien

Qu'est-ce que la résilience? La résilience est le processus par lequel, un individu va bien s'adapter face à l'adversité, un traumatisme, une tragédie ou un événement signifiant relié au stress.

La résilience:

1.peut prévenir des conséquences néfastes d'un traumatisme psychologique et physique sérieux;

2. peut être endommagée par des traumatismes psychologiques et physiques;

3. peut aider à la guérison face à un traumatisme psychologique et physique.

La résilience vient de l'intérieur. Elle est universelle et existe chez l'humain et chez tous les mammifères dont le chien, à divers degrés.

Les chiens traumatisés sont ceux qui nécessitent le plus grand support quant à la construction de la résilience. Saviez-vous que 30% des chiots provenant des usines à chiots figent devant le stress, et 24% d'entre eux vont se refermer sur eux-mêmes devant un événement stressant?

Comment percevoir chez le chien le degré de résilience d'un chien:

1. Par l'intensité de sa réponse face à un stimulus environnemental stressant. Est-ce qu'il fige, panique, fuit, devient agressif, ou reste calme ?

2. Par la durée du temps de récupération après un stress. Secondes, minutes, heures, jours? Le stress affecte le système nerveux et l’amygdale (ensemble de neurones formés en noyau, situé dans le lobe temporal et jouant un rôle dans les émotions et le conditionnement, stimule la sécrétion chez certaines glandes) doit pouvoir se replacer dans un mode de fonctionnement normal pour pouvoir être efficace.

Les sources de résilience:

1. la génétique;

2. dans les premières phases du développement psychologique du chiot;

3. dans l'environnement.

On peut calculer le degré de résilience par exemple, sur une échelle de 1 à 10 (1 étant le plus bas niveau et 10 le plus élevé).

----1----2---3---4---5---6---7---8--9---10---

→ on peut construire la résilience ----→

Chaque chien est différent quant à son degré de résilience. Mais une question se pose: est-il possible de d'effacer complètement un traumatisme chez un chien? Probablement que non.

Un animal traumatisé, qui démontre de grands signes de stress, a une résilience très basse, peut être au stade 1. Peut-on la faire augmenter? Par exemple, passer de 2 à 5 dans l'échelle? Dans bien des cas, la réponse est oui.

La résilience vient de l'intérieur et va vers l'extérieur. C'est-à-dire qu'elle se construit psychologiquement et va se répercuter au niveau comportemental.

Pour construire une résilience, nous aurons besoin de:

1. donner un sentiment de sécurité:

2. éviter les environnement visuels, auditifs et olfactifs surchargés. Il faut créer la prédiction de ce qui va arriver pour que l'animal sache ce qui va survenir au cours d'un événement. D’où l'importance de la routine et des protocoles, qui vont faire progresser plus rapidement un individu dont la résilience est à construire;

3. donner du support social: coupler l'animal avec un autre individu animal (chien s'il les aime) ou un humain calme et connaissant le langage canin. Ce qu'on appelle un ''facilitateur social''. Approcher sans toucher et parler au début, laisser le chien avancer à son rythme;

4. donner un sentiment d'autonomie: donnez le libre choix dans l'intervention, ne forcez pas, enseignez pour initier, leurrez;5. avoir préalablement, un bon état de santé. Faire faire des exercices aérobiques et des sorties extérieures quotidiennement vont aider au processus de résilience, cela fait diminuer le niveau de cortisol, l'hormone de stress.

Combien de temps ce processus de construction de la résilience pendra-t-il? On n'en sait rien! Cela dépendra de chaque chien et des choix que fera l'intervenant dans ce processus. Il n'y a que deux mots d'ordre: patience et douceur.

Une étape à la fois, la construction de la résilience se fera au fil du temps.

(Source: cet article a été écrit suite å une formation suivie avec Dr Patricia McConnell, ASPCA, septembre 2016)

Publié dans résilience, chien

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Nos attentes versus la nature du chien

Publié le par fidelecanin

Nos attentes versus la nature du chien

On en convient tous: la vie sociale canine est très différente de la vie sociale humaine. Les chiens lorsqu'ils sont en groupe, sautent, courent ensemble, se sentent le derrière. Il ne nous viendrait jamais à l'idée (du moins pas moi!) de sauter, de courir et de sentir le derrière de mes amis, lorsque l'on est ensemble!

Nous avons apprit à accepter certains de ces comportements comme normaux. Un chien est un chien. Mais avons-nous vraiment tout accepté du comportement de nos chiens, même s'ils font partie de notre vie, même s'ils sont acceptés dans nos espaces de vie?

Voici deux catégories de comportement canin très mal tolérés dans le monde des humains:

  • le jappement;
  • l'agressivité de distanciation (ou "va-t-en, éloigne-toi de moi ou de ma propriété, je n'aime pas ça").

LE JAPPEMENT, MOYEN DE COMMUNICATION SIGNIFIANT TOUJOURS QUELQUE CHOSE

A l'origine gardien de nos territoires, aidant l'humain dans certaines tâches, le chien est devenu un animal sans travail, laissé à lui-même de longues heures par jour. Le jappement est passé d'utilitaire à nuisible.

DIVERS BESOINS : Le jappement signifie toujours quelque chose car dans la nature, rien n’est inutile. Il peut vouloir dire :

1. La protection du territoire. Depuis des millénaires, les chiens qui vivent près des humains ont été utilisés pour la protection des espaces de vie. Les humains les ont souvent entraînés et choisis pour cette fonction.

2. L’appel au regroupement des congénères. Certaines races canines aiment être en groupe. Des appels pour des activités de groupe sont alors indiqués.

3. Un besoin d’attention. Un chien qui veut l’attention de son guide pourra utiliser ce moyen pour motiver son guide ou un autre chien à s’occuper de lui.

4. L’appel au jeu. Viens jouer! Voilà une excellente raison pour japper!

5. La solitude. Bien des chiens détestent être seuls. Afin de combler un vide, ils vont japper pour communiquer avec les autres.

6. L’ennui. Vaut mieux s’entendre japper que de ne rien entendre du tout! L’ennui est l’une des principales causes du jappement.

7. La peur. Le manque de socialisation aux humains ou chiens étrangers, la peur dans un contexte précis peuvent engendrer l’aboiement.

8. La douleur. Afin de signifier un malaise important, un chien pourra japper. Habituellement, ce jappement est assez aigu.

9. La joie. On peut souvent entendre des chiens japper à l’arrivée des membres de la famille à la maison, ou lorsqu’ils ont été séparés depuis longtemps. C’est la joie annoncée par une réunion qui les fait aboyer.

10. La prédation. Des chiens qui travaillent en groupe comme les beagles peuvent japper à la poursuite d’une proie en forêt. Ils vont aussi signifier au chasseur l’endroit où ils se trouvent. Les terriers qui doivent débusquer des animaux dits nuisibles, auront aussi une tendance au jappement plus accentué. A noter que la prédation rapprochée ne comporte pas de jappement, le but étant de surprendre la proie.

11. L’anxiété. Il y a des chiens qui sont anxieux, angoissés et au moindre bruit, au moindre mouvement, vont se mettre à japper.

12. L’anxiété de séparation. Ne me laisse pas seul! Voilà le message paniqué d’un chien qui jappe au départ de son guide.

13. La frustration. Des chiens attachés pour de longues périodes développent souvent des jappements inopportuns. C’est l’une des plus fréquentes causes des jappements non désirés. Être attaché longtemps s’avère néfaste pour un chien tant physiquement que psychologiquement.

14. L’excitation. Des chiens de traineau attelés et en attendant le départ vont souvent japper. Idem pour les chiens qui attendent le départ d’une routine d’agilité ou de flyball.

15. La réactivité. Certains chiens seront fortement stimulés par des sons, des objets, des situations précises. Par exemple, les chiens de race berger, parce qu’ils ont comme prédisposition génétique la surveillance d’animaux, auront tendance à être plus réactifs à des sons, des mouvements, des événements. Cette façon de percevoir le monde peut, dans certains cas, augmenter la propension au jappement.

16. Un exécutoire. Par manque de dépense énergétique : le chien énergique qui bouge peu dans sa journée, pourrait vouloir dépenser ce trop plein d’énergie en jappant, simplement pour libérer cette énergie.

17. L’imitation. Un chien jappe, les autres entrent dans le bal. C’est connu, le jappement est viral! Le chien du voisin jappe, le vôtre va probablement faire de même.

18. Autres besoins. Certains chiens découvrent rapidement que japper leur apporte une certaine réponse à leur besoin : un chien a soif ou faim et jappe devant son bol; la balle d’un chien est prise et va aboyer pour signifier l’endroit où elle se trouve, etc. Certains humains sont bien entrainés à leur répondre rapidement!

SIGNES D'AGRESSIVITÉ DE DISTANCIATION (SIGNAUX D'APAISEMENT, JAPPEMENTS, GROGNEMENTS, ÉVITEMENTS). L'agressivité est un réflexe de défense relié à la survie. Et l'agressivité canine vécue en milieu est très mal accueillie et comprise.

DIVERSES RAISONS

  1. Par apprentissage: le chien apprend par ses expériences que grogner et mordre est payant;
  2. De possession: il garde les objets ou la nourriture qu'il a en sa possession.
  3. humains étrangers: par manque de socialisation, par un événement unique marquant, par isolement etc.
  4. VS chiens étrangers: par manque de socialisation, par un événement unique marquant, par isolement etc.
  5. Entre chiens de la maison: un chien de la maisonnée contrôle toutes les ressources.
  6. Territoriale: quand un intrus s'introduit sur son territoire.
  7. D’alliance: entre deux chiens car en équipe, on est plus forts.
  8. Pathologique: maladies physiques et mentales ( hypothyroidie, cancer, arthrose, etc.)
  9. Vieillissement: un chien peut se déplacer moins rapidement, avoir certaines maladies, mal entendre, mal comprendre.
  10. De protection: il veut protéger un humain, un autre animal.
  11. De douleur: pour se soustraire à cette douleur.
  12. Parental: pour assurer la sécurité d'une portée.
  13. De jeu: un jeu qui dégénère.
  14. Redirigée: dans le brouhaha d'une bataille, atteignant le mauvais individu, ou par redirection d'une frustration.
  15. À la manipulation: un chien non désensibilisé au toilettage, à l'examen ou ayant vécu un traumatisme via cette manipulation.
  16. De peur: pour éloigner ce qui lui fait peur.


La plupart de ces comportements sont naturels et génétiques. Certains découlent des réflexes de défense qui sont eux aussi naturels et génétiques. D'autres sont apprit par le fait d'avoir été mis dans certaines conditions déplorables par les humains.

Comment en sommes-nous arrivés à vouloir des chiens qui ne jappent pas, qui ne grognent pas, qui ne réagissent pas ou qui ne bougent pas? Tout simplement parce que nous ne les comprenons pas! Parce que nous ne comprenons pas que ces comportements font parti de leur système de communication, essentiel aux bons fonctionnement de leurs relations sociales.

Nous sommes déconnectés de leur nature, de ce qu'ils sont intrinsèquement. Les humains les punissent pour des agissements qui sont naturels ou qui découlent de la communication canine. L'agressivité canine est l'un des comportements les plus mal compris et mal toléré. On le confond avec de la domination, un concept révolu scientifiquement et qui s'est révélé inexact.

Souvent, ils vont payer de leur vie ou de leur intégrité pour avoir tout simplement agit en chiens, alors que nous attendons d'eux, qu'ils agissent en humains.

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PROJET LOUVE: chronique no.6: suis moi pour le fun!

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no.6: suis moi pour le fun!

Louve a maintenant 4 mois. Il est grand temps de lui enseigner la marche au pied en laisse. Pour débuter, j'aime bien faire de la marche au pied un jeu! Un jeu facile, non contraignant et amusant pour le chiot. Et je fais ce jeu paradoxalement sans laisse.

Pourquoi? Parce qui si on veut une belle marche en laisse relâchée, le chiot doit d'abord apprendre que rester tout près de vous à la marche est payant et bien amusant!

Mon premier objectif étant de faire marcher mon chien à gauche, tout près de ma jambe. Choisissez un côté ou l'autre, peu importe. Gauche préférablement si vous suivez un cours d'obéissance de groupe car tous les chiens devront être à gauche. À droite, je n'y vois aucun problème en autant que le chien s'y conforme tout le temps, évitant ainsi une marche désordonnée qui pourrait vous couper le chemin.

Mon second objectif est je faire marcher Louve avec du focus, j'aimerais avoir un chiot qui a de l'attention et non un chiot axé sur tout ce qui se passe dans l'environnement.

Le troisième objectif est de montrer à Louve à marcher librement sans laisse en restant dans mon environnement immédiat et à revenir sans appel durant la marche si jamais elle s'éloigne.

Je préfère fonctionner sans trop de demandes verbales. Je vise à avoir un chien qui sait ce qu'il a à faire sans trop que j'aie constamment à lui demander quoi que ce soit.

C'est pourquoi, je pratique avec tous mes nouveaux chiots, un jeu que j'appelle SUIS MOI POUR LE FUN! Les jeunes chiots en tendance à nous suivre partout où nous allons. Utilisons cette attitude pour avoir plus tard une belle marche au pied et un suivi constant.

Il consiste à marcher dans un endroit sécuritaire, le chiot étant libre et à faire de la marche à vitesse normale:

  1. à chaque fois que le chiot rejoint ma jambe du bon côté (gauche dans mon cas), je met le marqueur YES et je donne par la suite une récompense très intéressante (viande, fromage, foie etc...). Cela pourrait aussi être la prise d'un jouet pour un chiot très joueur;
  2. quand le chiot s'éloigne, je fais demi-tour et je pars à marcher en m'éloignant du chiot sans l'appeler. Dès qu'il me rejoint à la hauteur de ma jambe, je dis YES et je récompense. Je peux ici mettre le mot AU PIED pour avoir une demande verbale reconnaissable par la suite;
  3. si le chiot se retrouve du mauvais côté, je ne récompense pas, j'ignore le comportement et je retourne sur mon chemin pour que le chiot se retrouve du bon côté ou je le leurre pour qu'il s'y retrouver;
  4. je ne puni jamais ou ne dit aucun mot lorsque le chien se trouve loin de moi, ou se situe au mauvais endroit;
  5. avec le temps, vous remarquerez que le chiot s'éloignera de moins en moins, et reviendra à vous de plus en plus vite;
  6. étirer le temps de marche au pied graduellement avant de récompenser;
  7. ensuite, récompensez aléatoirement quand la marche au pied est telle que vous le désirez;
  8. il serait intéressant de permettre occasionnellement au chien d'aller sentir librement si vous le désirez sur une demande comme VA SENTIR. Cela lui donnera une récompense supplémentaire pour avoir été attentif à la marche.

Voilà une activité ludique et instructive pour votre chiot! Visionnez la vidéo suivant pour en savoir plus: https://youtu.be/FmgQ-uzrJdo

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Réflexion sur l'agressivité par légitime défense

Publié le par fidelecanin

La crise du pitbull que nous vivons depuis plus d'un mois au Québec, nous a mis en plein figure l'évaluation d'une chienne de type pitbull par un éducateur canin engagé par la municipalité où un événement relié à l'agressivité fut signalé.

Cette femelle fut saisie suite à une morsure faite sur un enfant. Il faut noter que je n'ai aucune information supplémentaire sur ce cas rapporté dans les médias. Cependant, j’eus l'occasion de visionner la vidéo de l'évaluation de cette chienne une éducatrice canine qui m'est inconnue, car elle a été diffusée par Radio-Canada.

Cette vidéo suscita chez moi toute une réflexion sur la perception que les gens ont de l'agressivité canine. Car l'évaluatrice utilisa des postures d'imposition, des gestes troublants et mal perçus dans le monde canin, des attitudes menaçantes pour un chien. Tout cela pour voir comment le chien allait justement se comporter face à une menace. Mais est-ce là une bonne façon d'évaluer un chien ayant mordu? Est-ce que la plupart des chiens (ayant mordu ou non) ne se serait-il pas sentis menacés par une telle évaluation faite par un étranger?

Premièrement définissons ce qu'est l'agressivité et ce, pour toute espèce confondue. Selon Google, l'agressivité est un comportement, humain et animal, induit par de la violence, consciente ou inconsciente. Elle peut s'exprimer envers d'autres personnes, des objets ou se retourner contre l'individu agressif. Elle peut être générée par des instincts comme la peur, la jalousie ou la protection d'êtres chers.

Selon Wikipedia (1) , l'agressivité est synonyme de survie, elle fait partie du répertoire comportemental normal de toutes les espèces sociales ou non, de la bactérie à la baleine. Elle est un régulateur social dans bien des espèces, passage obligé de la résolution des conflits. L'homme civilisé a tendance a diaboliser l'agressivité alors que le sujet est bien plus de la canaliser dans des exutoires sains et productifs.

L'agressivité chez les animaux peut être classée en quatre classes suivant leur causes :

  • L'agressivité par irritation : Il s'agit d'une réaction à une douleur répétitive ou à un comportement provoquant la colère. L'agression est prévisible, l'animal prévient par tous les signaux d'alarmes et de menaces de son espèce avant de passer à l'agression proprement dite : morsure, griffures, coups… plus ou moins sévères et immédiats en fonction de l'ancienneté et de la répétition de l'agression. L'agression est de courte durée et peut être maintenue après une instrumentalisation plus ou moins poussée de l'agression.
  • L'agressivité par peur : elle est rapide, violente et s'arrête immédiatement au retrait de la cause de la peur.
  • L'agressivité de possession de ressources : elle est parfois difficile à distinguer de l'agressivité par irritation. Elle s'en distingue essentiellement dans son contexte: la remise en question de possession des ressources. Elle peut être à l'initiative de l'un ou de l'autre protagoniste mais c'est toujours dans le but de contrôler une ressource qu'elle soit nourriture, eau ou sociale (lieu, ami, conjoint). L'agressivité territoriale est un cas particulier de celle-ci, il y a lutte pour le contrôle de la ressource territoire entre un « titulaire » et un « prétendant ». La lutte entre individus du même sexe pour le contrôle d'un partenaire sexuel en fait partie aussi.
  • L'agressivité de prédation : la plus sauvage de toute. Elle est plus ou moins organisée mais systématiquement optimisée par l'expérience dans le seul but d'immobiliser et de consommer sa proie. Elle est primordiale chez le prédateur car sans elle, point de vie. Elle est absente chez les espèces prédatées (proies) comme le cheval.

L'agressivité est donc salutaire, voire essentielle, naturelle devant un danger, normale devant une menace ou une attitude menaçante.

Alors comment ne pas répondre agressivement, lorsque l'évaluation elle-même se passe dans un contexte de confrontation et de provocation, où le chien est poussé à bout ? On ne pourra de toute évidence, arriver à une conclusion différente si les éléments présentés au chien, le place dans une situation où il n'aura d'autres choix que de se défendre, donc de devenir agressif? Est-ce donc là une bonne évaluation ou une évaluation biaisée et basée sur une méconnaissance du processus amenant un animal à devenir agressif?

Ce qui devait arriver arriva, la chienne évaluée fut jugée agressive.

N'est-ce pas là, un cas flagrant d'agressivité par légitime défense? Le chien étant obligé de tomber dans un réflexe de défense le menant à l'agressivité pour protéger son intégrité physique.

Et le cas de cette morsure sur un enfant, était-ce aussi un cas de légitime défense (le chien coincé, prit dans un espace réduit, ou laissé à la merci d'un enfant non supervisé par un adulte, ou un enfant mal éduqué) ?

Et vous, qu'en pensez-vous?

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Agressivit%C3%A9_chez_les_animaux

Réflexion sur l'agressivité par légitime défense

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