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PROJET LOUVE: chronique no 8: agression de possession

Publié le par fidelecanin

Louve mange des os depuis plusieurs mois. Elle a depuis peu accès à de gros os. Et pour elle, ces os ont beaucoup de valeurs. Je peux facilement lui enlever dans la gueule de petits os, de la nourriture, des jouets ou des objets, sans aucun signe d'agressivité. Par contre, lorsqu'elle mange de gros os, elle grogne si je m'approche d'elle ou si je lui touche pendant qu'elle les mange.

Que faire?

Grogner, japper, vouloir mordre devant une personne ou au autre animal qui veut prendre possession de ce que le chien tente de protéger, est un comportement normal dans la nature. Ce sont des avertissements, une communication qui signifie ''ne t'approche pas de moi, ceci est ma possession!''

Autrefois, on nous disait qu'il fallait faire de nous un chef de meute, en forçant le chien à donner toute possession qu'il voulait protéger. Grave erreur.

Mettons-nous à sa place: vous avez très faim, je vous offre une belle assiette de votre nourriture préférée et je vous la retire. Qu'allez-vous faire ? Vous allez vous choquer, vouloir garder votre assiette, et avec le temps, vous allez devenir de plus en plus méfiant quand vous allez vous alimenter. Peut être que vous ne deviendrez pas agressif avec la personne qui vous force, parce que vous avez peur d'elle. Mais vous pourriez rediriger cette agression vers une autre personne qui s'approche de votre assiette.

Quand on a un chien, on veut que toutes les interactions avec lui soient sécuritaires. On veut avoir une relation de confiance avec lui. Et on veut pouvoir lui ôter de la gueule tout ce qui pourrait lui nuire ou être dangereux pour sa santé.

La solution? Faire la technique de l'échange (voir la vidéo):

-donner l'objet convoité par votre chien et qui provoque de l'agression de possession;

-munissez-vous de viande fraîche, quelque chose à laquelle votre chien ne pourra résister;

-quand votre chien est près de ce qu'il convoite, montrez-lui un morceau de viande et lancez-le à quelques pieds de lui, de façon à ce que le chien se déplace vers la viande. Il ne pourrai manger la viande et l'os en même temps et devra le laisser tomber;

-à ce moment, ramasser l'os (assurez-vous que vous le faites en sécurité);

-si le chien revient trop vite, lancez-en plusieurs morceaux au loin (première récompense);

-au début, il reviendra rapidement vers son butin. Avec le temps, il ralentira;

-quand il revient, demandez-lui de s'asseoir pour éviter qu'il se rue sur son objet;

-redonnez-lui en lui disant ''prend'' (deuxième récompense);

-recommencez le manège, jusqu'à ce que le chien ne s'intéresse plus à son objet et vous regarde pour avoir d'autre viande;

-renforcez tous les regards vers vous et l'ignorance de son objet et tout relâchement de l'objet et on dira le mot "donne" au moment même où cela survient ;

-à ce moment, vous pourrez le prendre devant lui sans risque de morsure;

-répétez l'exercice avec tous les objets qui engendrent le comportement d'agression;

-faites des séances 2 à 3 fois par semaine, jusqu'à pouvoir tout prendre sans plus aucun signe d'agressivité. Si vous avez des enfants, faites ces exercices avec votre enfant tout près du chien, une fois que votre chien ne montre plus aucun signe d'agressivité. On généralisera ainsi le comportement à d'autres personnes.

Sachez que malgré tout cela, il faut respecter les moments où le chien mange, gruge des os, joue avec ses jouets et ne pas constamment lui enlever son butin. Faites respecter cette consigne par tous les adultes et les enfant qui gravitent dans l'environnement du chien.

PROJET LOUVE: chronique no 8: agression de possession

Publié dans education chiot

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PROJET LOUVE: chronique no 7: la socialisation secondaire

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no 7: la socialisation secondaire

Louve est actuellement au début de son adolescence (5 mois). Elle a été très bien socialisée aux autres chiens et aux humains (adultes et enfants) au cours de sa période de socialisation primaire, grâce à deux séries de cours en maternelle et aux sorties auxquelles elle a participées.

Elle a été aussi désensibilisée aux bruits, totalement par hasard puisque des travaux de toiture ont eu lieu à notre maison au cours de sa petite enfance. Elle peut dormir à poings fermés au son des scies et des marteaux parce qu'elle y a été habituée graduellement (à distance au début en étant au chenil, ensuite dans la cour et après dans la maison). On a eu quelques orages durant l'été et elle a bien réagit.

Elle est habituée aux sorties en voiture qu'elle adore. Elle est également familière avec les sons des voitures, autobus et motos. Quand elle rencontre des chiens adultes, elle s'approche doucement et leurs faits des invitations au jeu. Elle est fort délicate avec les chiots qu'elle lèche abondamment.

À date, toutes ses activités ont été encadrées dans le but évident de la protéger de tout événement traumatique. Il est maintenant temps d'augmenter un peu la durée et l'intensité des stimulations et des situations vécues.

C'est pourquoi, Louve a commencé à me suivre en conférence, celles que je donne pour des clubs à l'extérieur de chez FIDÈLE CANIN et bientôt elle fera partie de mon équipe présente dans les salons canins. La durée de ces activités (souvent des journées complètes) et l'intensité de la présence humaine et canine (nombre de personnes et des chiens imposant, son ambiant: jappements, voix, bruits divers, lumière intense, manipulations fréquentes) vont lui permettre de s'habituer encore plus au stress de la vie quotidienne.

Jusqu’à présent, elle se comporte très adéquatement, faisant ma fierté assurément! La socialisation secondaire de Louve se poursuivra donc jusqu'à la fin de sa première année de vie (activités avec FIDÈLE CANIN, activités familiales, activités canines). Elle sera toujours encadrée et supervisée dans toutes ses activités futures.

Louve en conférence, faisant connaissance avec les participants

Louve en conférence, faisant connaissance avec les participants

Publié dans education chiot

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Pour construire la résilience chez le chien

Publié le par fidelecanin

Pour construire la résilience chez le chien

Qu'est-ce que la résilience? La résilience est le processus par lequel, un individu va bien s'adapter face à l'adversité, un traumatisme, une tragédie ou un événement signifiant relié au stress.

La résilience:

1.peut prévenir des conséquences néfastes d'un traumatisme psychologique et physique sérieux;

2. peut être endommagée par des traumatismes psychologiques et physiques;

3. peut aider à la guérison face à un traumatisme psychologique et physique.

La résilience vient de l'intérieur. Elle est universelle et existe chez l'humain et chez tous les mammifères dont le chien, à divers degrés.

Les chiens traumatisés sont ceux qui nécessitent le plus grand support quant à la construction de la résilience. Saviez-vous que 30% des chiots provenant des usines à chiots figent devant le stress, et 24% d'entre eux vont se refermer sur eux-mêmes devant un événement stressant?

Comment percevoir chez le chien le degré de résilience d'un chien:

1. Par l'intensité de sa réponse face à un stimulus environnemental stressant. Est-ce qu'il fige, panique, fuit, devient agressif, ou reste calme ?

2. Par la durée du temps de récupération après un stress. Secondes, minutes, heures, jours? Le stress affecte le système nerveux et l’amygdale (ensemble de neurones formés en noyau, situé dans le lobe temporal et jouant un rôle dans les émotions et le conditionnement, stimule la sécrétion chez certaines glandes) doit pouvoir se replacer dans un mode de fonctionnement normal pour pouvoir être efficace.

Les sources de résilience:

1. la génétique;

2. dans les premières phases du développement psychologique du chiot;

3. dans l'environnement.

On peut calculer le degré de résilience par exemple, sur une échelle de 1 à 10 (1 étant le plus bas niveau et 10 le plus élevé).

----1----2---3---4---5---6---7---8--9---10---

→ on peut construire la résilience ----→

Chaque chien est différent quant à son degré de résilience. Mais une question se pose: est-il possible de d'effacer complètement un traumatisme chez un chien? Probablement que non.

Un animal traumatisé, qui démontre de grands signes de stress, a une résilience très basse, peut être au stade 1. Peut-on la faire augmenter? Par exemple, passer de 2 à 5 dans l'échelle? Dans bien des cas, la réponse est oui.

La résilience vient de l'intérieur et va vers l'extérieur. C'est-à-dire qu'elle se construit psychologiquement et va se répercuter au niveau comportemental.

Pour construire une résilience, nous aurons besoin de:

1. donner un sentiment de sécurité:

2. éviter les environnement visuels, auditifs et olfactifs surchargés. Il faut créer la prédiction de ce qui va arriver pour que l'animal sache ce qui va survenir au cours d'un événement. D’où l'importance de la routine et des protocoles, qui vont faire progresser plus rapidement un individu dont la résilience est à construire;

3. donner du support social: coupler l'animal avec un autre individu animal (chien s'il les aime) ou un humain calme et connaissant le langage canin. Ce qu'on appelle un ''facilitateur social''. Approcher sans toucher et parler au début, laisser le chien avancer à son rythme;

4. donner un sentiment d'autonomie: donnez le libre choix dans l'intervention, ne forcez pas, enseignez pour initier, leurrez;5. avoir préalablement, un bon état de santé. Faire faire des exercices aérobiques et des sorties extérieures quotidiennement vont aider au processus de résilience, cela fait diminuer le niveau de cortisol, l'hormone de stress.

Combien de temps ce processus de construction de la résilience pendra-t-il? On n'en sait rien! Cela dépendra de chaque chien et des choix que fera l'intervenant dans ce processus. Il n'y a que deux mots d'ordre: patience et douceur.

Une étape à la fois, la construction de la résilience se fera au fil du temps.

(Source: cet article a été écrit suite å une formation suivie avec Dr Patricia McConnell, ASPCA, septembre 2016)

Publié dans résilience, chien

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Nos attentes versus la nature du chien

Publié le par fidelecanin

Nos attentes versus la nature du chien

On en convient tous: la vie sociale canine est très différente de la vie sociale humaine. Les chiens lorsqu'ils sont en groupe, sautent, courent ensemble, se sentent le derrière. Il ne nous viendrait jamais à l'idée (du moins pas moi!) de sauter, de courir et de sentir le derrière de mes amis, lorsque l'on est ensemble!

Nous avons apprit à accepter certains de ces comportements comme normaux. Un chien est un chien. Mais avons-nous vraiment tout accepté du comportement de nos chiens, même s'ils font partie de notre vie, même s'ils sont acceptés dans nos espaces de vie?

Voici deux catégories de comportement canin très mal tolérés dans le monde des humains:

  • le jappement;
  • l'agressivité de distanciation (ou "va-t-en, éloigne-toi de moi ou de ma propriété, je n'aime pas ça").

LE JAPPEMENT, MOYEN DE COMMUNICATION SIGNIFIANT TOUJOURS QUELQUE CHOSE

A l'origine gardien de nos territoires, aidant l'humain dans certaines tâches, le chien est devenu un animal sans travail, laissé à lui-même de longues heures par jour. Le jappement est passé d'utilitaire à nuisible.

DIVERS BESOINS : Le jappement signifie toujours quelque chose car dans la nature, rien n’est inutile. Il peut vouloir dire :

1. La protection du territoire. Depuis des millénaires, les chiens qui vivent près des humains ont été utilisés pour la protection des espaces de vie. Les humains les ont souvent entraînés et choisis pour cette fonction.

2. L’appel au regroupement des congénères. Certaines races canines aiment être en groupe. Des appels pour des activités de groupe sont alors indiqués.

3. Un besoin d’attention. Un chien qui veut l’attention de son guide pourra utiliser ce moyen pour motiver son guide ou un autre chien à s’occuper de lui.

4. L’appel au jeu. Viens jouer! Voilà une excellente raison pour japper!

5. La solitude. Bien des chiens détestent être seuls. Afin de combler un vide, ils vont japper pour communiquer avec les autres.

6. L’ennui. Vaut mieux s’entendre japper que de ne rien entendre du tout! L’ennui est l’une des principales causes du jappement.

7. La peur. Le manque de socialisation aux humains ou chiens étrangers, la peur dans un contexte précis peuvent engendrer l’aboiement.

8. La douleur. Afin de signifier un malaise important, un chien pourra japper. Habituellement, ce jappement est assez aigu.

9. La joie. On peut souvent entendre des chiens japper à l’arrivée des membres de la famille à la maison, ou lorsqu’ils ont été séparés depuis longtemps. C’est la joie annoncée par une réunion qui les fait aboyer.

10. La prédation. Des chiens qui travaillent en groupe comme les beagles peuvent japper à la poursuite d’une proie en forêt. Ils vont aussi signifier au chasseur l’endroit où ils se trouvent. Les terriers qui doivent débusquer des animaux dits nuisibles, auront aussi une tendance au jappement plus accentué. A noter que la prédation rapprochée ne comporte pas de jappement, le but étant de surprendre la proie.

11. L’anxiété. Il y a des chiens qui sont anxieux, angoissés et au moindre bruit, au moindre mouvement, vont se mettre à japper.

12. L’anxiété de séparation. Ne me laisse pas seul! Voilà le message paniqué d’un chien qui jappe au départ de son guide.

13. La frustration. Des chiens attachés pour de longues périodes développent souvent des jappements inopportuns. C’est l’une des plus fréquentes causes des jappements non désirés. Être attaché longtemps s’avère néfaste pour un chien tant physiquement que psychologiquement.

14. L’excitation. Des chiens de traineau attelés et en attendant le départ vont souvent japper. Idem pour les chiens qui attendent le départ d’une routine d’agilité ou de flyball.

15. La réactivité. Certains chiens seront fortement stimulés par des sons, des objets, des situations précises. Par exemple, les chiens de race berger, parce qu’ils ont comme prédisposition génétique la surveillance d’animaux, auront tendance à être plus réactifs à des sons, des mouvements, des événements. Cette façon de percevoir le monde peut, dans certains cas, augmenter la propension au jappement.

16. Un exécutoire. Par manque de dépense énergétique : le chien énergique qui bouge peu dans sa journée, pourrait vouloir dépenser ce trop plein d’énergie en jappant, simplement pour libérer cette énergie.

17. L’imitation. Un chien jappe, les autres entrent dans le bal. C’est connu, le jappement est viral! Le chien du voisin jappe, le vôtre va probablement faire de même.

18. Autres besoins. Certains chiens découvrent rapidement que japper leur apporte une certaine réponse à leur besoin : un chien a soif ou faim et jappe devant son bol; la balle d’un chien est prise et va aboyer pour signifier l’endroit où elle se trouve, etc. Certains humains sont bien entrainés à leur répondre rapidement!

SIGNES D'AGRESSIVITÉ DE DISTANCIATION (SIGNAUX D'APAISEMENT, JAPPEMENTS, GROGNEMENTS, ÉVITEMENTS). L'agressivité est un réflexe de défense relié à la survie. Et l'agressivité canine vécue en milieu est très mal accueillie et comprise.

DIVERSES RAISONS

  1. Par apprentissage: le chien apprend par ses expériences que grogner et mordre est payant;
  2. De possession: il garde les objets ou la nourriture qu'il a en sa possession.
  3. humains étrangers: par manque de socialisation, par un événement unique marquant, par isolement etc.
  4. VS chiens étrangers: par manque de socialisation, par un événement unique marquant, par isolement etc.
  5. Entre chiens de la maison: un chien de la maisonnée contrôle toutes les ressources.
  6. Territoriale: quand un intrus s'introduit sur son territoire.
  7. D’alliance: entre deux chiens car en équipe, on est plus forts.
  8. Pathologique: maladies physiques et mentales ( hypothyroidie, cancer, arthrose, etc.)
  9. Vieillissement: un chien peut se déplacer moins rapidement, avoir certaines maladies, mal entendre, mal comprendre.
  10. De protection: il veut protéger un humain, un autre animal.
  11. De douleur: pour se soustraire à cette douleur.
  12. Parental: pour assurer la sécurité d'une portée.
  13. De jeu: un jeu qui dégénère.
  14. Redirigée: dans le brouhaha d'une bataille, atteignant le mauvais individu, ou par redirection d'une frustration.
  15. À la manipulation: un chien non désensibilisé au toilettage, à l'examen ou ayant vécu un traumatisme via cette manipulation.
  16. De peur: pour éloigner ce qui lui fait peur.


La plupart de ces comportements sont naturels et génétiques. Certains découlent des réflexes de défense qui sont eux aussi naturels et génétiques. D'autres sont apprit par le fait d'avoir été mis dans certaines conditions déplorables par les humains.

Comment en sommes-nous arrivés à vouloir des chiens qui ne jappent pas, qui ne grognent pas, qui ne réagissent pas ou qui ne bougent pas? Tout simplement parce que nous ne les comprenons pas! Parce que nous ne comprenons pas que ces comportements font parti de leur système de communication, essentiel aux bons fonctionnement de leurs relations sociales.

Nous sommes déconnectés de leur nature, de ce qu'ils sont intrinsèquement. Les humains les punissent pour des agissements qui sont naturels ou qui découlent de la communication canine. L'agressivité canine est l'un des comportements les plus mal compris et mal toléré. On le confond avec de la domination, un concept révolu scientifiquement et qui s'est révélé inexact.

Souvent, ils vont payer de leur vie ou de leur intégrité pour avoir tout simplement agit en chiens, alors que nous attendons d'eux, qu'ils agissent en humains.

Publié dans comportement

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PROJET LOUVE: chronique no.6: suis moi pour le fun!

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no.6: suis moi pour le fun!

Louve a maintenant 4 mois. Il est grand temps de lui enseigner la marche au pied en laisse. Pour débuter, j'aime bien faire de la marche au pied un jeu! Un jeu facile, non contraignant et amusant pour le chiot. Et je fais ce jeu paradoxalement sans laisse.

Pourquoi? Parce qui si on veut une belle marche en laisse relâchée, le chiot doit d'abord apprendre que rester tout près de vous à la marche est payant et bien amusant!

Mon premier objectif étant de faire marcher mon chien à gauche, tout près de ma jambe. Choisissez un côté ou l'autre, peu importe. Gauche préférablement si vous suivez un cours d'obéissance de groupe car tous les chiens devront être à gauche. À droite, je n'y vois aucun problème en autant que le chien s'y conforme tout le temps, évitant ainsi une marche désordonnée qui pourrait vous couper le chemin.

Mon second objectif est je faire marcher Louve avec du focus, j'aimerais avoir un chiot qui a de l'attention et non un chiot axé sur tout ce qui se passe dans l'environnement.

Le troisième objectif est de montrer à Louve à marcher librement sans laisse en restant dans mon environnement immédiat et à revenir sans appel durant la marche si jamais elle s'éloigne.

Je préfère fonctionner sans trop de demandes verbales. Je vise à avoir un chien qui sait ce qu'il a à faire sans trop que j'aie constamment à lui demander quoi que ce soit.

C'est pourquoi, je pratique avec tous mes nouveaux chiots, un jeu que j'appelle SUIS MOI POUR LE FUN! Les jeunes chiots en tendance à nous suivre partout où nous allons. Utilisons cette attitude pour avoir plus tard une belle marche au pied et un suivi constant.

Il consiste à marcher dans un endroit sécuritaire, le chiot étant libre et à faire de la marche à vitesse normale:

  1. à chaque fois que le chiot rejoint ma jambe du bon côté (gauche dans mon cas), je met le marqueur YES et je donne par la suite une récompense très intéressante (viande, fromage, foie etc...). Cela pourrait aussi être la prise d'un jouet pour un chiot très joueur;
  2. quand le chiot s'éloigne, je fais demi-tour et je pars à marcher en m'éloignant du chiot sans l'appeler. Dès qu'il me rejoint à la hauteur de ma jambe, je dis YES et je récompense. Je peux ici mettre le mot AU PIED pour avoir une demande verbale reconnaissable par la suite;
  3. si le chiot se retrouve du mauvais côté, je ne récompense pas, j'ignore le comportement et je retourne sur mon chemin pour que le chiot se retrouve du bon côté ou je le leurre pour qu'il s'y retrouver;
  4. je ne puni jamais ou ne dit aucun mot lorsque le chien se trouve loin de moi, ou se situe au mauvais endroit;
  5. avec le temps, vous remarquerez que le chiot s'éloignera de moins en moins, et reviendra à vous de plus en plus vite;
  6. étirer le temps de marche au pied graduellement avant de récompenser;
  7. ensuite, récompensez aléatoirement quand la marche au pied est telle que vous le désirez;
  8. il serait intéressant de permettre occasionnellement au chien d'aller sentir librement si vous le désirez sur une demande comme VA SENTIR. Cela lui donnera une récompense supplémentaire pour avoir été attentif à la marche.

Voilà une activité ludique et instructive pour votre chiot! Visionnez la vidéo suivant pour en savoir plus: https://youtu.be/FmgQ-uzrJdo

Publié dans education chiot

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Réflexion sur l'agressivité par légitime défense

Publié le par fidelecanin

La crise du pitbull que nous vivons depuis plus d'un mois au Québec, nous a mis en plein figure l'évaluation d'une chienne de type pitbull par un éducateur canin engagé par la municipalité où un événement relié à l'agressivité fut signalé.

Cette femelle fut saisie suite à une morsure faite sur un enfant. Il faut noter que je n'ai aucune information supplémentaire sur ce cas rapporté dans les médias. Cependant, j’eus l'occasion de visionner la vidéo de l'évaluation de cette chienne une éducatrice canine qui m'est inconnue, car elle a été diffusée par Radio-Canada.

Cette vidéo suscita chez moi toute une réflexion sur la perception que les gens ont de l'agressivité canine. Car l'évaluatrice utilisa des postures d'imposition, des gestes troublants et mal perçus dans le monde canin, des attitudes menaçantes pour un chien. Tout cela pour voir comment le chien allait justement se comporter face à une menace. Mais est-ce là une bonne façon d'évaluer un chien ayant mordu? Est-ce que la plupart des chiens (ayant mordu ou non) ne se serait-il pas sentis menacés par une telle évaluation faite par un étranger?

Premièrement définissons ce qu'est l'agressivité et ce, pour toute espèce confondue. Selon Google, l'agressivité est un comportement, humain et animal, induit par de la violence, consciente ou inconsciente. Elle peut s'exprimer envers d'autres personnes, des objets ou se retourner contre l'individu agressif. Elle peut être générée par des instincts comme la peur, la jalousie ou la protection d'êtres chers.

Selon Wikipedia (1) , l'agressivité est synonyme de survie, elle fait partie du répertoire comportemental normal de toutes les espèces sociales ou non, de la bactérie à la baleine. Elle est un régulateur social dans bien des espèces, passage obligé de la résolution des conflits. L'homme civilisé a tendance a diaboliser l'agressivité alors que le sujet est bien plus de la canaliser dans des exutoires sains et productifs.

L'agressivité chez les animaux peut être classée en quatre classes suivant leur causes :

  • L'agressivité par irritation : Il s'agit d'une réaction à une douleur répétitive ou à un comportement provoquant la colère. L'agression est prévisible, l'animal prévient par tous les signaux d'alarmes et de menaces de son espèce avant de passer à l'agression proprement dite : morsure, griffures, coups… plus ou moins sévères et immédiats en fonction de l'ancienneté et de la répétition de l'agression. L'agression est de courte durée et peut être maintenue après une instrumentalisation plus ou moins poussée de l'agression.
  • L'agressivité par peur : elle est rapide, violente et s'arrête immédiatement au retrait de la cause de la peur.
  • L'agressivité de possession de ressources : elle est parfois difficile à distinguer de l'agressivité par irritation. Elle s'en distingue essentiellement dans son contexte: la remise en question de possession des ressources. Elle peut être à l'initiative de l'un ou de l'autre protagoniste mais c'est toujours dans le but de contrôler une ressource qu'elle soit nourriture, eau ou sociale (lieu, ami, conjoint). L'agressivité territoriale est un cas particulier de celle-ci, il y a lutte pour le contrôle de la ressource territoire entre un « titulaire » et un « prétendant ». La lutte entre individus du même sexe pour le contrôle d'un partenaire sexuel en fait partie aussi.
  • L'agressivité de prédation : la plus sauvage de toute. Elle est plus ou moins organisée mais systématiquement optimisée par l'expérience dans le seul but d'immobiliser et de consommer sa proie. Elle est primordiale chez le prédateur car sans elle, point de vie. Elle est absente chez les espèces prédatées (proies) comme le cheval.

L'agressivité est donc salutaire, voire essentielle, naturelle devant un danger, normale devant une menace ou une attitude menaçante.

Alors comment ne pas répondre agressivement, lorsque l'évaluation elle-même se passe dans un contexte de confrontation et de provocation, où le chien est poussé à bout ? On ne pourra de toute évidence, arriver à une conclusion différente si les éléments présentés au chien, le place dans une situation où il n'aura d'autres choix que de se défendre, donc de devenir agressif? Est-ce donc là une bonne évaluation ou une évaluation biaisée et basée sur une méconnaissance du processus amenant un animal à devenir agressif?

Ce qui devait arriver arriva, la chienne évaluée fut jugée agressive.

N'est-ce pas là, un cas flagrant d'agressivité par légitime défense? Le chien étant obligé de tomber dans un réflexe de défense le menant à l'agressivité pour protéger son intégrité physique.

Et le cas de cette morsure sur un enfant, était-ce aussi un cas de légitime défense (le chien coincé, prit dans un espace réduit, ou laissé à la merci d'un enfant non supervisé par un adulte, ou un enfant mal éduqué) ?

Et vous, qu'en pensez-vous?

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Agressivit%C3%A9_chez_les_animaux

Réflexion sur l'agressivité par légitime défense

Publié dans comportement

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L'apprentissage d'un événement unique

Publié le par fidelecanin

Les chiens vivront 2 périodes de peur au cours de leur développement psychologique, où les événements négatifs qui surviendront durant ces périodes, pourront devenir marquants:

  1. entre la 8e et la 10e semaine (durant la petite enfance du chien). Cette période passe généralement en dessous du radar des humains qui socialisent leur chiot. Souvent dans une classe de maternelle, on verra un chiot timide (on dirait "shy" en anglais) se cachant derrière son humain. Et grâce à sa présence dans une classe de socialisation, ce chiot pourra passer par dessus sa timidité et expérimenter en relation avec les autres;
  2. une autre période qui durent 2-3 semaines entre 6 et 14 mois (durant l'adolescente du chien). Comme la période de socialisation primaire se termine vers 4 mois, les humains n'ont pas tendance à faire attention aux expériences que vivra leur chiot par la suite. C'est une erreur qui pourrait faire plonger le chiot qui vit un événement marquant, dans une période de peur intense, associée à certains éléments de l'événement. Les chiens adolescents étant devenus confiants et sur d'eux, ils deviendront inquiet, méfiant, avec des états d'âmes en dents de scie. C'est le propre de l'adolescence.


L'apprentissage d'un événement unique (''single event learning'') ou en d'autres termes un événement traumatique important et survenu qu'une seule fois, est un événement marquant où le chiot sera traumatisé pour le restant de sa vie. Parce que dans la nature, les canidés doivent apprendre en bas âge ce qui est dangereux pour eux, et une seule mauvaise situation vécue au cours de la période de 6 à 14 mois, servira à indiquer en un instant, que ce qui vient de se passer consiste en un danger mortel pour eux. Cela est une question de survie: savoir ce qui est dangereux. Cet processus est comme un commutateur qui a besoin d'être actionné une fois et pour toujours.

Comme il est impossible de tout contrôler dans la vie de notre chien, il pourrait donc survenir un événement charnière entraînant dans son cerveau, un changement drastique de comportement.

C'est ce qui est arrivé à mon chien Panda, border collie de 6.5 mois. Alors qu'il était a terminé son premier cours de groupe en obéissance (base 1), il faut attaqué par un chien à la fin d'une séance de groupe. Une bonne bataille eu lieu qui ne causa pas de blessures physiques mais un grande blessure psychologique chez mon jeune chien. De chien sociable et à l'aise avec tous les chiens, Panda devint un chien réactif à 300 pieds de tout ce qui ressemblait à un canidé! Un changement radical de comportement qui perdura pendant plus de 2 ans.

Heureusement, à force d'entraînement, de désensibilisation et de contre-conditionnement, Panda pu retrouver un comportement acceptable en société, pour son propre bien-être et celui des autres chiens. Il peut aujourd'hui côtoyer nez à nez des chiens étrangers amicaux. Il est encore cependant sensible à la vue de chien trop entreprenant ou ayant un comportement réactif.

En conclusion, il faut demeurer vigilant au cours de la 2e période de socialisation secondaire qui s'étale du 6 à 14 mois, car une situation amenant une grande peur, pourrait orienter le futur comportement de notre chiot, et pas pour le mieux. Restons à l'affut!

(1: source: Dr Jen's Dog Blog)

L'apprentissage d'un événement unique

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PROJET LOUVE: chronique no. 5: aimer aller chez le vétérinaire!

Publié le par fidelecanin

Aller chez le vétérinaire n'est généralement pas plaisant pour un chien. Le chien doit se dire: qu'est-ce qu'ils font à mon corps? Ils me touchent partout, rentrent des objets dans les oreilles et mon anus, regardent mes dents, inspectent ma fourrure ! Et si cela est fait brusquement, il pourrait y avoir des conséquences sur le comportement futur du chien en clinique. Car certains chiens redoutent pour le reste de leurs jours la visite chez le vétérinaire, tandis que d'autres vont paniquer, hurler et même vider leurs glandes anales de peur!

Et on peut les comprendre ces pauvres chiens. Car pour la plupart d'entre nous, la visite chez le dentiste et le médecin ne s'avère pas une partie de plaisir, on s'entend! Mais si le médecin me recevait avec une belle limonade fraiche et des petites bouchées appétissantes, ou si le dentiste m'offrait un coupon rabais chez un marchand de ma région après une visite, je serais peut être mieux disposée à les fréquenter.

Alors pour que la visite chez le vétérinaire soit une expérience agréable pour le chien, comme si on allait visiter un ami de la famille, il faut lui offrir des avantages indéniables à y aller.

Louve en est à sa 2e visite chez le vétérinaire (la 1ere ayant eu lieu avec l'éleveur).

Cela sera donc sa première visite chez mon vétérinaire.

Voici les étapes de la désensibilisation de tous les événements qu'aura à vivre Louve. Les bons comportements de Louve seront tous renforcés par de la viande, les mauvais comportements seront ignorés:

  1. faire pipi avant d'entrer à la clinique;
  2. entrer dans la clinique et rester calme;
  3. attendre dans la salle d'attente calmement;
  4. aller sentir gentiment les autres chiens dans la salle s'ils le permettent;
  5. se faire peser sur la balance;
  6. être placée sur la table d'examen;
  7. se faire examiner;
  8. faire prendre sa température;
  9. se faire vacciner;
  10. se faire micropucer;
  11. rester calme pendant le paiement du service;
  12. et sortir de la clinique calmement.

Chaque étape sera désensibilisée. Il sera important de donner de grande quantité de nourriture quand il y aura des manipulations désagréables comme l'examen à l'otoscope, la vaccination, la prise de température, l'insertion de la micropuce.

S'il n'y a pas trop de gens dans la clinique, il serait intéressant de faire visiter les lieux à votre chien tout en lui permettant de sentir partout à sa guise. Ceci afin de l'habituer aux diverses odeurs qu'il aura à sentir à la clinique.

Cette technique sera répétée autant de fois qu'il le faudra, jusqu`à atteindre le moment ou le chien est calme et enjoué en tout temps durant la visite chez le vétérinaire.

Il faut ainsi préparer une solide fondation dans la relation que notre chiot entretiendra avec son vétérinaire, car il aura peut être un jour à vivre des manipulations plus difficiles impliquant de la douleur, de la peur et de l'anxiété. S'il se sent à l'aise avec les intervenants de la clinique, mon chien saura qu'il est entre bonnes mains. Et il leur fera confiance et ce, même en mon absence.

Voilà! Un examen qui s'est déroulé de façon exemplaire au niveau comportemental selon notre vétérinaire ! Louve était calme et non anxieuse et se prêtait volontiers aux diverses manipulations. Curieuse de visiter les lieux et heureuse de se faire caresser par des étrangers. Pas de panique durant la vaccination ou l'insertion de la micropuce. On y retourne dans un mois!

À NOTER: cette technique de désensibilisation peut s'appliquer à la visite chez le toiletteur, ou chez un service de pension.

Un grand merci à la CLINIQUE VÉTÉRINAIRE HAMEL qui nous a autorisé à prendre des photos avec Louve au cours de sa visite.

Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !
Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !

Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !

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PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!

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PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!

La maternelle est sans contredit, le plus important de tous les cours auquel vous devriez inscrire votre chien. Pourquoi? Parce que la période de socialisation primaire chez le chiot se terminera vers la 16e semaine de vie et qu'elle est une période charnière essentielle au bon développement psychologique.

Un chiot qui n'aura été socialisé aux autres chiens (il est primordial qu'il ait vu des chiens de d'autres races dans un cadre positif et bien encadré) ainsi qu'aux personnes étrangères (des jeunes, des vieux, des gens portant des chapeaux, des lunettes, des parapluies, des grands, des petits, des gens bougeant de façon inhabituelle, etc...) pourrait développer une crainte ou une peur de ces éléments auxquels il n'aurait pas été confronté.

Il est impératif de socialiser mais aussi de familiariser son chiot aux bruits de la ville (voitures, camions, motos, sirènes, etc) aux objets bizarres (poubelles, vélos, planches à roulettes etc), bref à tout ce qu'il aura à voir et entendre au cours de sa vie. Pour ce faire, il faut sortir souvent avec notre chiot dans un milieu urbain, l'intégrer graduellement dans des milieux de plus en plus intenses (travail en désensibilisation) en associant ces items à quelque chose de très positif (jeux, nourriture appétissante).

Évitez de mettre votre chiot en immersion, c'est-à-dire trop rapidement en contact avec des bruits ou des situations intenses trop précipitamment (travail en immersion) car cela pourrait déclencher chez lui des peurs ou des phobies. Le laisser se débrouiller avec ses émotions n'est pas une voie à suivre.

Il faudra poursuivre la socialisation secondaire qui se prolongera jusqu'à la fin de l'adolescence du chiot pour que ce dernier soit bien imprégné. Il faudra donc profiter de toutes les occasions qui nous sont offertes dans la vie de tous les jours pour continuer cette socialisation (visites d'étrangers à la maison, rencontres avec des enfants, sorties dans des endroits nouveaux). Ne ratez jamais une occasion de faire apprendre quelque chose de nouveau à votre chiot: marcher sur de nouvelles surfaces, sentir de nouvelles odeurs, rencontrer d'autres espèces d'animaux domestiques, etc.

Rappelez-vous qu'il est toujours préférable de laisser le chiot y aller à son propre rythme. Ne le forcez pas! Et surtout, éduquez les gens à approcher votre chiot. Associez ces nouvelles situations avec ce que votre chiot adore (jouer et manger).

Il faut savoir que tous les cours de maternelle n'ont pas la même valeur et qu'il faut comme dans toute chose, savoir choisir le bon endroit. Voici quelques conseils pour le choix de votre classe de maternelle:

  1. vérifier à ce que les méthodes employées soient basées sur le renforcement positif (renforcement des bons comportements) et la punition négative (ignorance des mauvais comportements). La punition positive (punition des mauvais comportements) ne devrait jamais être employée.
  2. Demandez donc qu'elle est la formation de l'éducateur et recherchez un intervenant qui refuse les méthodes traditionnelles basées sur les notions de hiérarchie et de chef de meute ; sauvez-vous d'une classe où l'on enseigne l'imposition de la soumission à votre chiot (être forcé à se tourner sur le côté, tenu à la gorge ou tenu jusqu'à ce qu'il arrête de bouger) car ces méthodes sont scientifiquement reconnues comme étant aversions et font peur aux chiens;
  3. l'utilisation d’un collier étrangleur et du licou devrait être interdite. Seul le port du collier plat et du harnais de corps devrait être permise;
  4. les chiots doivent pouvoir jouer avec les autres chiots la majorité de leur temps de classe car ils sont là essentiellement pour expérimenter leurs habilités à entrer en relation avec les autres. Les apprentissages en obéissance doivent être minimes car ils auront ensuite tout le temps de les acquérir. La période de socialisation primaire comporte quant à elle, une date limite;
  5. allez dans une maternelle où on vous permet de vous impliquer dans la surveillance des bons comportements de votre chiot et où on vous donne le devoir de socialiser les autres chiots présents. On doit vous y apprendre comment gérer votre chiot. Vous ne devez pas y être comme simple spectateur.
  6. les jeux trop intenses doivent pouvoir être cessés de manière calme et on devrait vous enseigner à reconnaître les jeux inappropriés; on doit pouvoir aussi poser toutes les questions qui nous inquiètent;
  7. on doit y recevoir des explications et des notions de bases sur la psychologie canine (sur la science du comportement);
  8. et surtout, on doit voir chez notre chiot une progression positive de son comportement au cours des semaines. Si votre chiot semble avoir peur ou régresser dans son comportement, posez-vous des questions sur ce qui se passe dans ce cours. Votre chiot ne doit pas être la cible constante d'un autre chiot qui joue trop fort. Soyez vigilant, vous avez la responsabilité de la sécurité de votre chien.

    Pour en revenir à Louve, elle en est à son troisième cours d'une série de cinq rencontres en maternelle avec des chiots de son âge. Elle est intégrée dans une classe où il y a des périodes de jeux libres, apprentissage de petits exercices d'obéissance comme assis, couché, viens, des séances de manipulation des parties du corps en vue de faciliter le toilettage et l'examen physique et d'autres exercices visant l'autocontrôle. Elle y est très à l'aise et joyeuse de se faire de nouveaux amis tant chiens qu'humains. Elle court vers la porte du local du cours, signe de son grand intérêt! Elle est généralement assez calme mais peut parfois devenir intense dans ses jeux. Il faut donc assurer une surveillance constante de ses rencontres libres avec les autres chiots.

    Sur ce.... bonne maternelle!

    Note: un grand merci à Gaëlle Coconnier qui a permis la prise de photos dans le cadre du cours de maternelle de Louve.
PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!
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PROJET LOUVE: chronique no. 3: familiarisation à la voiture

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no. 3: familiarisation à la voiture

Ma petite femelle golden, Louve, doit commencer à nous suivre dans nos activités. En compagnie de Panda, Louve doit pouvoir demeurer calme sur la banquette arrière de la voiture lors de nos sorties, sécurisée par un harnais. Pour un chiot de 10 semaines, demeurer couché tranquillement sur une banquette d'une voiture ballotante, n'est pas une mince affaire!

Voici donc une simple procédure de familiarisation, qui permettra à Louve ou à tout autre chiot ou chien adulte, de vivre l'expérience de la voiture de façon agréable. Veuillez noter que cette technique peut être appliquée en désensibilisation à un chien qui aurait déjà peur de la voiture suite à un traumatisme (accident, voyage forcé, maux de coeur ressentis en route, etc.).

Les étapes à suivre:

Familiarisation ou désensibilisation à la voiture.

  1. Faites porter un harnais de sécurité ou habituez votre chien à une cage de transport préalablement dans la maison. Récompensez toute attitude de calme et d’acceptation du harnais ou de la cage de transport. Amenez votre chiot en laisse près de la voiture portant son harnais si utilisé. S’il est calme, donnez-lui des gâteries très appétissantes (viande cuite, fromage, foie séché, etc.). Parlez-lui doucement. Répétez 5 minutes.
  2. S’il refuse de manger ou s’il pleure (ne lui parlez pas, ne le regardez pas s’il pleure.) et reculez à une distance telle qu’il mangera et sera calme. Récompensez abondamment pendant 5 minutes.
  3. Si tout va bien, avancez de quelques pieds et répétez la manœuvre pendant 5 minutes. Ne forcez pas le chien à avancer. Attendez qu’il vous suive, la laisse étant relâchée. Permettez-lui d’aller à son rythme.
  4. Dès que le chien reste calme tout près de la voiture, ouvrez la porte arrière et donnez-lui des gâteries sur le pas de la porte. Répétez 5 minutes. Incitez votre chien à monter dans la voiture sur le pas arrière et dès qu’il y monte, récompensez-le. Si c’est un chiot, montez-le dans vos bras.
  5. Assoyez-vous près de lui sur la banquette arrière, récompensez le calme pendant 5 minutes.
  6. Sécurisez votre chien à l’aide de la ceinture de sécurité ou placez votre chien dans la cage de transport. Récompensez 5 minutes.
  7. Faites-vous aider d’une autre personne, qui actionnera le moteur du véhicule. Ne bougez pas le véhicule. Le chien doit s’adapter au son du moteur. Récompensez le calme pendant 5-10 minutes.
  8. Faites circuler le véhicule quelques minutes à basse vitesse et sans exécuter de virages secs. Récompensez le calme pendant 5-10 minutes.
  9. Faites des balades de plus en plus prolongées en restant sur la banquette arrière. Toujours en récompensant le calme.
  10. Allez-vous asseoir sur la banquette avant, le chien restant seul sur la banquette arrière. Continuez les renforcements en lui donnant des gâteries sur la banquette arrière.
  11. Si votre chien ressent des maux de cœur (il bave, il a des haut-le-cœur, il vomi), faites une visite chez votre vétérinaire pour vous faire prescrire un médicament approprié. En homéopathie, le produit R-52 pourra probablement aussi aider votre chien. Il y a aussi les gilets antistress qui peuvent faire diminuer le stress du transport en véhicule automobile.

    Dans tous les cas, il faut procéder graduellement, probablement en répartissant les différentes étapes sur plusieurs jours selon l’aisance de votre chien. Rappelez-vous que chaque chien est différent dans son processus adaptatif.

    Bonne promenade!
PROJET LOUVE: chronique no. 3: familiarisation à la voiture

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