Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

PROJET LOUVE: chronique no.6: suis moi pour le fun!

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no.6: suis moi pour le fun!

Louve a maintenant 4 mois. Il est grand temps de lui enseigner la marche au pied en laisse. Pour débuter, j'aime bien faire de la marche au pied un jeu! Un jeu facile, non contraignant et amusant pour le chiot. Et je fais ce jeu paradoxalement sans laisse.

Pourquoi? Parce qui si on veut une belle marche en laisse relâchée, le chiot doit d'abord apprendre que rester tout près de vous à la marche est payant et bien amusant!

Mon premier objectif étant de faire marcher mon chien à gauche, tout près de ma jambe. Choisissez un côté ou l'autre, peu importe. Gauche préférablement si vous suivez un cours d'obéissance de groupe car tous les chiens devront être à gauche. À droite, je n'y vois aucun problème en autant que le chien s'y conforme tout le temps, évitant ainsi une marche désordonnée qui pourrait vous couper le chemin.

Mon second objectif est je faire marcher Louve avec du focus, j'aimerais avoir un chiot qui a de l'attention et non un chiot axé sur tout ce qui se passe dans l'environnement.

Le troisième objectif est de montrer à Louve à marcher librement sans laisse en restant dans mon environnement immédiat et à revenir sans appel durant la marche si jamais elle s'éloigne.

Je préfère fonctionner sans trop de demandes verbales. Je vise à avoir un chien qui sait ce qu'il a à faire sans trop que j'aie constamment à lui demander quoi que ce soit.

C'est pourquoi, je pratique avec tous mes nouveaux chiots, un jeu que j'appelle SUIS MOI POUR LE FUN! Les jeunes chiots en tendance à nous suivre partout où nous allons. Utilisons cette attitude pour avoir plus tard une belle marche au pied et un suivi constant.

Il consiste à marcher dans un endroit sécuritaire, le chiot étant libre et à faire de la marche à vitesse normale:

  1. à chaque fois que le chiot rejoint ma jambe du bon côté (gauche dans mon cas), je met le marqueur YES et je donne par la suite une récompense très intéressante (viande, fromage, foie etc...). Cela pourrait aussi être la prise d'un jouet pour un chiot très joueur;
  2. quand le chiot s'éloigne, je fais demi-tour et je pars à marcher en m'éloignant du chiot sans l'appeler. Dès qu'il me rejoint à la hauteur de ma jambe, je dis YES et je récompense. Je peux ici mettre le mot AU PIED pour avoir une demande verbale reconnaissable par la suite;
  3. si le chiot se retrouve du mauvais côté, je ne récompense pas, j'ignore le comportement et je retourne sur mon chemin pour que le chiot se retrouve du bon côté ou je le leurre pour qu'il s'y retrouver;
  4. je ne puni jamais ou ne dit aucun mot lorsque le chien se trouve loin de moi, ou se situe au mauvais endroit;
  5. avec le temps, vous remarquerez que le chiot s'éloignera de moins en moins, et reviendra à vous de plus en plus vite;
  6. étirer le temps de marche au pied graduellement avant de récompenser;
  7. ensuite, récompensez aléatoirement quand la marche au pied est telle que vous le désirez;
  8. il serait intéressant de permettre occasionnellement au chien d'aller sentir librement si vous le désirez sur une demande comme VA SENTIR. Cela lui donnera une récompense supplémentaire pour avoir été attentif à la marche.

Voilà une activité ludique et instructive pour votre chiot! Visionnez la vidéo suivant pour en savoir plus: https://youtu.be/FmgQ-uzrJdo

Publié dans education chiot

Partager cet article

Réflexion sur l'agressivité par légitime défense

Publié le par fidelecanin

La crise du pitbull que nous vivons depuis plus d'un mois au Québec, nous a mis en plein figure l'évaluation d'une chienne de type pitbull par un éducateur canin engagé par la municipalité où un événement relié à l'agressivité fut signalé.

Cette femelle fut saisie suite à une morsure faite sur un enfant. Il faut noter que je n'ai aucune information supplémentaire sur ce cas rapporté dans les médias. Cependant, j’eus l'occasion de visionner la vidéo de l'évaluation de cette chienne une éducatrice canine qui m'est inconnue, car elle a été diffusée par Radio-Canada.

Cette vidéo suscita chez moi toute une réflexion sur la perception que les gens ont de l'agressivité canine. Car l'évaluatrice utilisa des postures d'imposition, des gestes troublants et mal perçus dans le monde canin, des attitudes menaçantes pour un chien. Tout cela pour voir comment le chien allait justement se comporter face à une menace. Mais est-ce là une bonne façon d'évaluer un chien ayant mordu? Est-ce que la plupart des chiens (ayant mordu ou non) ne se serait-il pas sentis menacés par une telle évaluation faite par un étranger?

Premièrement définissons ce qu'est l'agressivité et ce, pour toute espèce confondue. Selon Google, l'agressivité est un comportement, humain et animal, induit par de la violence, consciente ou inconsciente. Elle peut s'exprimer envers d'autres personnes, des objets ou se retourner contre l'individu agressif. Elle peut être générée par des instincts comme la peur, la jalousie ou la protection d'êtres chers.

Selon Wikipedia (1) , l'agressivité est synonyme de survie, elle fait partie du répertoire comportemental normal de toutes les espèces sociales ou non, de la bactérie à la baleine. Elle est un régulateur social dans bien des espèces, passage obligé de la résolution des conflits. L'homme civilisé a tendance a diaboliser l'agressivité alors que le sujet est bien plus de la canaliser dans des exutoires sains et productifs.

L'agressivité chez les animaux peut être classée en quatre classes suivant leur causes :

  • L'agressivité par irritation : Il s'agit d'une réaction à une douleur répétitive ou à un comportement provoquant la colère. L'agression est prévisible, l'animal prévient par tous les signaux d'alarmes et de menaces de son espèce avant de passer à l'agression proprement dite : morsure, griffures, coups… plus ou moins sévères et immédiats en fonction de l'ancienneté et de la répétition de l'agression. L'agression est de courte durée et peut être maintenue après une instrumentalisation plus ou moins poussée de l'agression.
  • L'agressivité par peur : elle est rapide, violente et s'arrête immédiatement au retrait de la cause de la peur.
  • L'agressivité de possession de ressources : elle est parfois difficile à distinguer de l'agressivité par irritation. Elle s'en distingue essentiellement dans son contexte: la remise en question de possession des ressources. Elle peut être à l'initiative de l'un ou de l'autre protagoniste mais c'est toujours dans le but de contrôler une ressource qu'elle soit nourriture, eau ou sociale (lieu, ami, conjoint). L'agressivité territoriale est un cas particulier de celle-ci, il y a lutte pour le contrôle de la ressource territoire entre un « titulaire » et un « prétendant ». La lutte entre individus du même sexe pour le contrôle d'un partenaire sexuel en fait partie aussi.
  • L'agressivité de prédation : la plus sauvage de toute. Elle est plus ou moins organisée mais systématiquement optimisée par l'expérience dans le seul but d'immobiliser et de consommer sa proie. Elle est primordiale chez le prédateur car sans elle, point de vie. Elle est absente chez les espèces prédatées (proies) comme le cheval.

L'agressivité est donc salutaire, voire essentielle, naturelle devant un danger, normale devant une menace ou une attitude menaçante.

Alors comment ne pas répondre agressivement, lorsque l'évaluation elle-même se passe dans un contexte de confrontation et de provocation, où le chien est poussé à bout ? On ne pourra de toute évidence, arriver à une conclusion différente si les éléments présentés au chien, le place dans une situation où il n'aura d'autres choix que de se défendre, donc de devenir agressif? Est-ce donc là une bonne évaluation ou une évaluation biaisée et basée sur une méconnaissance du processus amenant un animal à devenir agressif?

Ce qui devait arriver arriva, la chienne évaluée fut jugée agressive.

N'est-ce pas là, un cas flagrant d'agressivité par légitime défense? Le chien étant obligé de tomber dans un réflexe de défense le menant à l'agressivité pour protéger son intégrité physique.

Et le cas de cette morsure sur un enfant, était-ce aussi un cas de légitime défense (le chien coincé, prit dans un espace réduit, ou laissé à la merci d'un enfant non supervisé par un adulte, ou un enfant mal éduqué) ?

Et vous, qu'en pensez-vous?

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Agressivit%C3%A9_chez_les_animaux

Réflexion sur l'agressivité par légitime défense

Publié dans comportement

Partager cet article

L'apprentissage d'un événement unique

Publié le par fidelecanin

Les chiens vivront 2 périodes de peur au cours de leur développement psychologique, où les événements négatifs qui surviendront durant ces périodes, pourront devenir marquants:

  1. entre la 8e et la 10e semaine (durant la petite enfance du chien). Cette période passe généralement en dessous du radar des humains qui socialisent leur chiot. Souvent dans une classe de maternelle, on verra un chiot timide (on dirait "shy" en anglais) se cachant derrière son humain. Et grâce à sa présence dans une classe de socialisation, ce chiot pourra passer par dessus sa timidité et expérimenter en relation avec les autres;
  2. une autre période qui durent 2-3 semaines entre 6 et 14 mois (durant l'adolescente du chien). Comme la période de socialisation primaire se termine vers 4 mois, les humains n'ont pas tendance à faire attention aux expériences que vivra leur chiot par la suite. C'est une erreur qui pourrait faire plonger le chiot qui vit un événement marquant, dans une période de peur intense, associée à certains éléments de l'événement. Les chiens adolescents étant devenus confiants et sur d'eux, ils deviendront inquiet, méfiant, avec des états d'âmes en dents de scie. C'est le propre de l'adolescence.


L'apprentissage d'un événement unique (''single event learning'') ou en d'autres termes un événement traumatique important et survenu qu'une seule fois, est un événement marquant où le chiot sera traumatisé pour le restant de sa vie. Parce que dans la nature, les canidés doivent apprendre en bas âge ce qui est dangereux pour eux, et une seule mauvaise situation vécue au cours de la période de 6 à 14 mois, servira à indiquer en un instant, que ce qui vient de se passer consiste en un danger mortel pour eux. Cela est une question de survie: savoir ce qui est dangereux. Cet processus est comme un commutateur qui a besoin d'être actionné une fois et pour toujours.

Comme il est impossible de tout contrôler dans la vie de notre chien, il pourrait donc survenir un événement charnière entraînant dans son cerveau, un changement drastique de comportement.

C'est ce qui est arrivé à mon chien Panda, border collie de 6.5 mois. Alors qu'il était a terminé son premier cours de groupe en obéissance (base 1), il faut attaqué par un chien à la fin d'une séance de groupe. Une bonne bataille eu lieu qui ne causa pas de blessures physiques mais un grande blessure psychologique chez mon jeune chien. De chien sociable et à l'aise avec tous les chiens, Panda devint un chien réactif à 300 pieds de tout ce qui ressemblait à un canidé! Un changement radical de comportement qui perdura pendant plus de 2 ans.

Heureusement, à force d'entraînement, de désensibilisation et de contre-conditionnement, Panda pu retrouver un comportement acceptable en société, pour son propre bien-être et celui des autres chiens. Il peut aujourd'hui côtoyer nez à nez des chiens étrangers amicaux. Il est encore cependant sensible à la vue de chien trop entreprenant ou ayant un comportement réactif.

En conclusion, il faut demeurer vigilant au cours de la 2e période de socialisation secondaire qui s'étale du 6 à 14 mois, car une situation amenant une grande peur, pourrait orienter le futur comportement de notre chiot, et pas pour le mieux. Restons à l'affut!

(1: source: Dr Jen's Dog Blog)

L'apprentissage d'un événement unique

Publié dans comportement

Partager cet article

PROJET LOUVE: chronique no. 5: aimer aller chez le vétérinaire!

Publié le par fidelecanin

Aller chez le vétérinaire n'est généralement pas plaisant pour un chien. Le chien doit se dire: qu'est-ce qu'ils font à mon corps? Ils me touchent partout, rentrent des objets dans les oreilles et mon anus, regardent mes dents, inspectent ma fourrure ! Et si cela est fait brusquement, il pourrait y avoir des conséquences sur le comportement futur du chien en clinique. Car certains chiens redoutent pour le reste de leurs jours la visite chez le vétérinaire, tandis que d'autres vont paniquer, hurler et même vider leurs glandes anales de peur!

Et on peut les comprendre ces pauvres chiens. Car pour la plupart d'entre nous, la visite chez le dentiste et le médecin ne s'avère pas une partie de plaisir, on s'entend! Mais si le médecin me recevait avec une belle limonade fraiche et des petites bouchées appétissantes, ou si le dentiste m'offrait un coupon rabais chez un marchand de ma région après une visite, je serais peut être mieux disposée à les fréquenter.

Alors pour que la visite chez le vétérinaire soit une expérience agréable pour le chien, comme si on allait visiter un ami de la famille, il faut lui offrir des avantages indéniables à y aller.

Louve en est à sa 2e visite chez le vétérinaire (la 1ere ayant eu lieu avec l'éleveur).

Cela sera donc sa première visite chez mon vétérinaire.

Voici les étapes de la désensibilisation de tous les événements qu'aura à vivre Louve. Les bons comportements de Louve seront tous renforcés par de la viande, les mauvais comportements seront ignorés:

  1. faire pipi avant d'entrer à la clinique;
  2. entrer dans la clinique et rester calme;
  3. attendre dans la salle d'attente calmement;
  4. aller sentir gentiment les autres chiens dans la salle s'ils le permettent;
  5. se faire peser sur la balance;
  6. être placée sur la table d'examen;
  7. se faire examiner;
  8. faire prendre sa température;
  9. se faire vacciner;
  10. se faire micropucer;
  11. rester calme pendant le paiement du service;
  12. et sortir de la clinique calmement.

Chaque étape sera désensibilisée. Il sera important de donner de grande quantité de nourriture quand il y aura des manipulations désagréables comme l'examen à l'otoscope, la vaccination, la prise de température, l'insertion de la micropuce.

S'il n'y a pas trop de gens dans la clinique, il serait intéressant de faire visiter les lieux à votre chien tout en lui permettant de sentir partout à sa guise. Ceci afin de l'habituer aux diverses odeurs qu'il aura à sentir à la clinique.

Cette technique sera répétée autant de fois qu'il le faudra, jusqu`à atteindre le moment ou le chien est calme et enjoué en tout temps durant la visite chez le vétérinaire.

Il faut ainsi préparer une solide fondation dans la relation que notre chiot entretiendra avec son vétérinaire, car il aura peut être un jour à vivre des manipulations plus difficiles impliquant de la douleur, de la peur et de l'anxiété. S'il se sent à l'aise avec les intervenants de la clinique, mon chien saura qu'il est entre bonnes mains. Et il leur fera confiance et ce, même en mon absence.

Voilà! Un examen qui s'est déroulé de façon exemplaire au niveau comportemental selon notre vétérinaire ! Louve était calme et non anxieuse et se prêtait volontiers aux diverses manipulations. Curieuse de visiter les lieux et heureuse de se faire caresser par des étrangers. Pas de panique durant la vaccination ou l'insertion de la micropuce. On y retourne dans un mois!

À NOTER: cette technique de désensibilisation peut s'appliquer à la visite chez le toiletteur, ou chez un service de pension.

Un grand merci à la CLINIQUE VÉTÉRINAIRE HAMEL qui nous a autorisé à prendre des photos avec Louve au cours de sa visite.

Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !
Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !

Examen de la vétérinaire; inspection de la clinique par Louve, pesée sur la balance en mangeant des morceaux de viande; de retour à la maison bien fatiguée !

Publié dans education chiot

Partager cet article

PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!

Publié le

PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!

La maternelle est sans contredit, le plus important de tous les cours auquel vous devriez inscrire votre chien. Pourquoi? Parce que la période de socialisation primaire chez le chiot se terminera vers la 16e semaine de vie et qu'elle est une période charnière essentielle au bon développement psychologique.

Un chiot qui n'aura été socialisé aux autres chiens (il est primordial qu'il ait vu des chiens de d'autres races dans un cadre positif et bien encadré) ainsi qu'aux personnes étrangères (des jeunes, des vieux, des gens portant des chapeaux, des lunettes, des parapluies, des grands, des petits, des gens bougeant de façon inhabituelle, etc...) pourrait développer une crainte ou une peur de ces éléments auxquels il n'aurait pas été confronté.

Il est impératif de socialiser mais aussi de familiariser son chiot aux bruits de la ville (voitures, camions, motos, sirènes, etc) aux objets bizarres (poubelles, vélos, planches à roulettes etc), bref à tout ce qu'il aura à voir et entendre au cours de sa vie. Pour ce faire, il faut sortir souvent avec notre chiot dans un milieu urbain, l'intégrer graduellement dans des milieux de plus en plus intenses (travail en désensibilisation) en associant ces items à quelque chose de très positif (jeux, nourriture appétissante).

Évitez de mettre votre chiot en immersion, c'est-à-dire trop rapidement en contact avec des bruits ou des situations intenses trop précipitamment (travail en immersion) car cela pourrait déclencher chez lui des peurs ou des phobies. Le laisser se débrouiller avec ses émotions n'est pas une voie à suivre.

Il faudra poursuivre la socialisation secondaire qui se prolongera jusqu'à la fin de l'adolescence du chiot pour que ce dernier soit bien imprégné. Il faudra donc profiter de toutes les occasions qui nous sont offertes dans la vie de tous les jours pour continuer cette socialisation (visites d'étrangers à la maison, rencontres avec des enfants, sorties dans des endroits nouveaux). Ne ratez jamais une occasion de faire apprendre quelque chose de nouveau à votre chiot: marcher sur de nouvelles surfaces, sentir de nouvelles odeurs, rencontrer d'autres espèces d'animaux domestiques, etc.

Rappelez-vous qu'il est toujours préférable de laisser le chiot y aller à son propre rythme. Ne le forcez pas! Et surtout, éduquez les gens à approcher votre chiot. Associez ces nouvelles situations avec ce que votre chiot adore (jouer et manger).

Il faut savoir que tous les cours de maternelle n'ont pas la même valeur et qu'il faut comme dans toute chose, savoir choisir le bon endroit. Voici quelques conseils pour le choix de votre classe de maternelle:

  1. vérifier à ce que les méthodes employées soient basées sur le renforcement positif (renforcement des bons comportements) et la punition négative (ignorance des mauvais comportements). La punition positive (punition des mauvais comportements) ne devrait jamais être employée.
  2. Demandez donc qu'elle est la formation de l'éducateur et recherchez un intervenant qui refuse les méthodes traditionnelles basées sur les notions de hiérarchie et de chef de meute ; sauvez-vous d'une classe où l'on enseigne l'imposition de la soumission à votre chiot (être forcé à se tourner sur le côté, tenu à la gorge ou tenu jusqu'à ce qu'il arrête de bouger) car ces méthodes sont scientifiquement reconnues comme étant aversions et font peur aux chiens;
  3. l'utilisation d’un collier étrangleur et du licou devrait être interdite. Seul le port du collier plat et du harnais de corps devrait être permise;
  4. les chiots doivent pouvoir jouer avec les autres chiots la majorité de leur temps de classe car ils sont là essentiellement pour expérimenter leurs habilités à entrer en relation avec les autres. Les apprentissages en obéissance doivent être minimes car ils auront ensuite tout le temps de les acquérir. La période de socialisation primaire comporte quant à elle, une date limite;
  5. allez dans une maternelle où on vous permet de vous impliquer dans la surveillance des bons comportements de votre chiot et où on vous donne le devoir de socialiser les autres chiots présents. On doit vous y apprendre comment gérer votre chiot. Vous ne devez pas y être comme simple spectateur.
  6. les jeux trop intenses doivent pouvoir être cessés de manière calme et on devrait vous enseigner à reconnaître les jeux inappropriés; on doit pouvoir aussi poser toutes les questions qui nous inquiètent;
  7. on doit y recevoir des explications et des notions de bases sur la psychologie canine (sur la science du comportement);
  8. et surtout, on doit voir chez notre chiot une progression positive de son comportement au cours des semaines. Si votre chiot semble avoir peur ou régresser dans son comportement, posez-vous des questions sur ce qui se passe dans ce cours. Votre chiot ne doit pas être la cible constante d'un autre chiot qui joue trop fort. Soyez vigilant, vous avez la responsabilité de la sécurité de votre chien.

    Pour en revenir à Louve, elle en est à son troisième cours d'une série de cinq rencontres en maternelle avec des chiots de son âge. Elle est intégrée dans une classe où il y a des périodes de jeux libres, apprentissage de petits exercices d'obéissance comme assis, couché, viens, des séances de manipulation des parties du corps en vue de faciliter le toilettage et l'examen physique et d'autres exercices visant l'autocontrôle. Elle y est très à l'aise et joyeuse de se faire de nouveaux amis tant chiens qu'humains. Elle court vers la porte du local du cours, signe de son grand intérêt! Elle est généralement assez calme mais peut parfois devenir intense dans ses jeux. Il faut donc assurer une surveillance constante de ses rencontres libres avec les autres chiots.

    Sur ce.... bonne maternelle!

    Note: un grand merci à Gaëlle Coconnier qui a permis la prise de photos dans le cadre du cours de maternelle de Louve.
PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!
PROJET LOUVE: chronique no. 4: mon chiot à la maternelle!

Publié dans education chiot

Partager cet article

PROJET LOUVE: chronique no. 3: familiarisation à la voiture

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no. 3: familiarisation à la voiture

Ma petite femelle golden, Louve, doit commencer à nous suivre dans nos activités. En compagnie de Panda, Louve doit pouvoir demeurer calme sur la banquette arrière de la voiture lors de nos sorties, sécurisée par un harnais. Pour un chiot de 10 semaines, demeurer couché tranquillement sur une banquette d'une voiture ballotante, n'est pas une mince affaire!

Voici donc une simple procédure de familiarisation, qui permettra à Louve ou à tout autre chiot ou chien adulte, de vivre l'expérience de la voiture de façon agréable. Veuillez noter que cette technique peut être appliquée en désensibilisation à un chien qui aurait déjà peur de la voiture suite à un traumatisme (accident, voyage forcé, maux de coeur ressentis en route, etc.).

Les étapes à suivre:

Familiarisation ou désensibilisation à la voiture.

  1. Faites porter un harnais de sécurité ou habituez votre chien à une cage de transport préalablement dans la maison. Récompensez toute attitude de calme et d’acceptation du harnais ou de la cage de transport. Amenez votre chiot en laisse près de la voiture portant son harnais si utilisé. S’il est calme, donnez-lui des gâteries très appétissantes (viande cuite, fromage, foie séché, etc.). Parlez-lui doucement. Répétez 5 minutes.
  2. S’il refuse de manger ou s’il pleure (ne lui parlez pas, ne le regardez pas s’il pleure.) et reculez à une distance telle qu’il mangera et sera calme. Récompensez abondamment pendant 5 minutes.
  3. Si tout va bien, avancez de quelques pieds et répétez la manœuvre pendant 5 minutes. Ne forcez pas le chien à avancer. Attendez qu’il vous suive, la laisse étant relâchée. Permettez-lui d’aller à son rythme.
  4. Dès que le chien reste calme tout près de la voiture, ouvrez la porte arrière et donnez-lui des gâteries sur le pas de la porte. Répétez 5 minutes. Incitez votre chien à monter dans la voiture sur le pas arrière et dès qu’il y monte, récompensez-le. Si c’est un chiot, montez-le dans vos bras.
  5. Assoyez-vous près de lui sur la banquette arrière, récompensez le calme pendant 5 minutes.
  6. Sécurisez votre chien à l’aide de la ceinture de sécurité ou placez votre chien dans la cage de transport. Récompensez 5 minutes.
  7. Faites-vous aider d’une autre personne, qui actionnera le moteur du véhicule. Ne bougez pas le véhicule. Le chien doit s’adapter au son du moteur. Récompensez le calme pendant 5-10 minutes.
  8. Faites circuler le véhicule quelques minutes à basse vitesse et sans exécuter de virages secs. Récompensez le calme pendant 5-10 minutes.
  9. Faites des balades de plus en plus prolongées en restant sur la banquette arrière. Toujours en récompensant le calme.
  10. Allez-vous asseoir sur la banquette avant, le chien restant seul sur la banquette arrière. Continuez les renforcements en lui donnant des gâteries sur la banquette arrière.
  11. Si votre chien ressent des maux de cœur (il bave, il a des haut-le-cœur, il vomi), faites une visite chez votre vétérinaire pour vous faire prescrire un médicament approprié. En homéopathie, le produit R-52 pourra probablement aussi aider votre chien. Il y a aussi les gilets antistress qui peuvent faire diminuer le stress du transport en véhicule automobile.

    Dans tous les cas, il faut procéder graduellement, probablement en répartissant les différentes étapes sur plusieurs jours selon l’aisance de votre chien. Rappelez-vous que chaque chien est différent dans son processus adaptatif.

    Bonne promenade!
PROJET LOUVE: chronique no. 3: familiarisation à la voiture

Publié dans education chiot

Partager cet article

PROJET LOUVE: chronique no.2: la rencontre avec Panda

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no.2: la rencontre avec Panda

Comment introduire un nouveau chiot dans une maisonnée où vit un chien réactif aux autres chiens ?

Mon chien Panda, border collie de 3,5 ans, a été victime à l'âge de 6 mois, d'une attaque d'un eskimo américain adulte. Cette bataille a occasionné un traumatisme profond chez lui: il ne pouvait plus supporter la vue d'aucun autre chien à moins de 300 pieds. Des jappements, des grognements et des chargements en laisse furent le lot quotidien de mon pauvre chien.

Grâce à une technique de désensibilisation progressive (RCR comportemental), il est maintenant presque totalement rétabli. Il peut maintenant croiser un chien sur un large trottoir. Une seule situation le stress encore beaucoup: voir un chien s'approcher de notre terrain. La protection du territoire est encore un élément de grand stress pour lui.

L' arrivée de notre nouveau chiot golden retriever risquait donc de provoquer chez Panda bien de l'agressivité. C'est pourquoi, je préparai une stratégie de présentation bien particulière et qui s'est avérée ma foi, très efficace!

La voici:

Le principe de base a été de les faire se présenter sur un terrain neutre, inconnu de Panda et de revenir vers la maison ensemble. Je le fis donc garder en pension pour la journée de l'arrivée de Louve. Et une fois le choix du chiot terminé, je partis avec mon éleveur et Louve, en direction du service de pension. La présentation se fit donc dans une rue près de la pension, Louve étant en laisse et Panda en grande longe, ce qui lui permettait de pouvoir jouer au frisbee (son ultime récompense).

Pour que Panda apprécie Louve et inversement, les bonnes choses arrivent toujours en la présence l'un de l'autre (frisbee, jeux de balle, gâteries, baignades et promenades). À la vue de Louve, Panda fut récompensé pour son bon comportement par le lancé du frisbee. Il ne suffit que de cinq minutes pour que les deux chiens fassent connaissance, se sentant de museau à museau. Une marche en parallèle fut ensuite faite pendant une dizaine de minutes, jusqu'à notre voiture. Louve assise au devant dans les bras de l'éleveur, moi au volant et Panda sur le banc arrière, nous fîmes le chemin du retour en donnant du foie séché à Panda pour son excellent comportement.

L'entrée à la maison se fit en même temps. Il eut un peu de grognement de la part de Panda, mais dans l'ensemble les premiers contacts furent amicaux. Le plus dur pour mon border collie, fut de voir Louve lui faire face pour jouer ou lui courir après. Il grogne encore fortement et peut pleurer. Mais il a apprit à se dégager rapidement et monter sur un coussin placé sur un coffre de bois pour s'isoler de Louve.Heureusement, il a le réflexe de se tasser et non d'attaquer. Panda est renforcé surtout par les jeux (je lui lance la balle ou le frisbee) et je le redirige vers ces activités lorsqu'il déborde dans ses comportements.

Quant à Louve, elle est récompensée pour son calme avec de la nourriture (un peu de moulée mais surtout du fromage et de la viande fraîche qu'elle adore). Au fil des jours, Panda et Louve se rapprochent tranquillement. Panda opte toujours pour des dégagements mais ils sont de moins en moins fréquents et de moins en moins loin. Au 3e jour, Panda et Louve étaient capables de se coucher tout près l'un de l'autre. Et les face à face furent plus calmes lorsque Louve utilisait des signaux d'apaisement et des mouvements lents.

Mais pour un chiot, le plus difficile est d'apprendre à contrôler son impulsivité. Tout est stimulant, surtout un grand frère chien! Quelques séances de jeux eurent lieu entre eux. Mais pour Panda, cela est encore bien difficile de se laisser aller à jouer avec sa nouvelle soeur.

Les périodes de jeux sont donc pour l'instant de courtes durées, mais elles devraient bientôt s'allonger. Le partage des jouets et de la nourriture se fait étonnamment assez bien. C'est le partage des espaces qui est problématique et cause encore quelques altercations. Tout se passe assez bien et même mieux que prévu. Il faut laisser le temps qu'il faut pour que le processus d'adaptation fasse son oeuvre.

Voici une courte vidéo illustrant une période de jeux au tug après une semaine de cohabitation.

PROJET LOUVE: chronique no.2: la rencontre avec Panda
PROJET LOUVE: chronique no.2: la rencontre avec Panda

Publié dans education chiot

Partager cet article

PROJET LOUVE: chronique no 1. Le choix du chiot

Publié le par fidelecanin

PROJET LOUVE: chronique no 1. Le choix du chiot

En provenance d'un élevage new-yorkais, Louve est une femelle golden retriever de 9 semaines. Ayant eu la chance de choisir parmi les 3 femelles de la portée, voici le processus que j'ai privilégié quant au choix de mon chiot.

Les trois femelles sont arrivées en fin de soirée un samedi soir par le biais de l'éleveur étant venu me les porter. Les femelles portaient chacune un collier de couleur distinctive:

-collier jaune: grosse femelle medium dark, réservée, affectueuse, très attirée vers les humains, douce;

-collier vert: femelle costaude, medium dark, ayant beaucoup d'énergie, terminant souvent ses périodes de jeux en chicane, curieuse, affectueuse envers les humains;

-collier mauve: petite femelle dark, très vive et énergique, affectueuse, sens de l'odorat très fort, scanne le terrain pour y trouver de la nourriture et des odeurs, gourmande, éveillée, se cache pour faire des mauvaix coups!

Je n'ai pas basé mon choix sur les tests de Campbell qui se sont avérés inefficaces selon plusieurs études.

Mon choix s'est fait selon une simple technique d'observation du langage canin, des activités préférées par les chiots, par leurs réactions à nos interventions (approches, appels, appels au jeu, etc.), de leur réponse à nos demandes et de leur niveau d'énergie. Qui arrive en premier quand on les appelle, qui se colle à nous, qui décroche quand impliquée dans une activité de recherche ou de jeux? Qui court le plus longtemps, qui pleure si laissée seule, qui aime l'eau et les divers jouets? Qui a de l'initiative?

Voici les observations pertinentes à mon choix:

Il faut tout d'abord savoir que Louve vivra avec un border coller adulte de 3.5 ans (Panda) qui est actif, joueur (balle, frisbee, baignade, cani-cross, marche rapide, obéissance finesse) et bien affectueux. Panda est aussi réactif aux chiens suite à une bataille dans laquelle il a été impliqué à l'âge de 6 mois. Un chien l'a attaqué alors qu'il n'avait jamais démontré aucun signe d'agressivité. De plus, un garçon du voisinage lui a tirer des cailloux, ce qui l'a rendu méfiant des étrangers. Ces deux conditions ont été travaillées en désensibilisation et RCR comportemental (Regarde Choisi Relaxe) avec un grand succès. Panda est aujourd'hui à l'aise avec les chiens étrangers qu'il rencontre en longe et avec les étrangers qui le laisse s'approcher lorsqu'il est prêt. Il lui faut cependant du temps et de l'espace pour s'adapter à ces nouvelles situations.

Alors le chiot doit pouvoir connaitre et comprendre le langage canin, avoir un bon niveau d'énergie, aimer jouer avec les humains et les chiens, vouloir se baigner et jouer dans l'eau, être affectueux et bien répondre à l'entraînement.

Le choix du chiot s'est fait en quelques heures. Et assez rapidement, le chiot avec le collier mauve possédait les qualités que je recherchais.

-collier jaune: elle a uriné de peur en ouvrant la cage à son arrivée en voiture. Elle a ensuite fait d'autres petits pipis de "soumission". Elle s'est avérée réservée avec les humains, mais à l'aise avec ses soeurs. Elle était très attirée par les humains et les recherchait pour dormir près d'eux. Ne se débat pas quand on la prend. Nous lèche. Aime l'eau, joue beaucoup dans la piscine;

-collier vert: très activité et énergique. Elle aime jouer avec ses soeurs, mais quelques jeux se sont terminés abruptement par des chicanes. Elle a un tempérament fort. Elle est curieuse et ne se débat pas quand on la prend. Nous lèche, aime l'eau;

-collier mauve: petite face de coquine, elle adore se sauver avec des branches pour les déchiqueter. Elle a un nez d'enfer et scanne le terrain pour y suivre des odeurs. Joueuse avec une bonne compréhension des avertissements de ses soeurs si le jeu est trop fort. Elle préfère se retire lorsque ça brasse! Elle est très affectueuse. Elle n'a pas peur de l'eau et est même téméraire. Elle joue beaucoup dans la piscine. Elle vient rapidement sur appel. Commence a comprendre le assis et le couché rapidement avec de la nourriture. Bon niveau d'énergie. Belle initiative. Elle est hyper gourmande. Ne se débat pas quand on la prend. Nous lèche. Bref, je ne lui trouve aucun "défaut"! En fait, elle apparait idéale pour le notre style de vie et nos besoins.

Prochaine chronique: intégration de Louve auprès de Panda.

PROJET LOUVE: chronique no 1. Le choix du chiot

Publié dans education chiot

Partager cet article

La cage....la maison de votre chien!

Publié le par Danielle Gauthier De Varennes

Panda, 5 mois, dans sa cage
Panda, 5 mois, dans sa cage

Pour bien des gens, il est cruel de mettre un chien dans une cage. Mais saviez-vous que la cage peut devenir un refuge pour votre chien, un lieu sécuritaire pour lui ainsi qu'un puissant outil du contrôle de son environnement ?

Note: les informations suivantes vous sont transmises en vue de l'éducation d'un chiot, mais elles peuvent tout aussi bien s'appliquer pour rééduquer un chien adulte à la cage.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La cage servira donc:

-de refuge sécuritaire, sa maison. Un refuge face aux adultes, aux enfants ou aux autres animaux de la maisonnée ou étrangers;

-pour le contrôle des allées et venues du chien en dehors des périodes de surveillance active;

-pour éviter la destruction des meubles et effets personnels des humains;

-pour lui apprendre à faire ses besoins au bon endroit (dehors ou sur un pipi pad pour les petites races). À noter ici qu'un parc pourra être utilisé pour chien de petite race, un parc assez grand pour y mettre un pipi pad et un coussin. Voir notre article sur le sujet dans notre blog.

Le chiot vient de quitter sa famille canine pour vivre dans le monde des humains. Cette transition pourrait le rendre insécure. Il faut donc lui faire vivre de nouvelles expériences de façon positive. L'introduction à la cage en fait partie.

Le chien aime bien avoir un coin à lui, un endroit où il peut se réfugier, loin des brouhahas de la maisonnée. Cet endroit peut être un coussin, un coin de sofa, mais aussi une cage que vous aurez aménagée avec soin.

Quel type de cage choisir? Pour la maison, choisissez une cage grillagée avec un fond amovible. Évitez la cage de transport, qui empêche le chien de bien voir l'extérieur. Assurez-vous d'avoir la bonne grandeur de cage. Le chien doit pouvoir s'y tenir complètement debout une fois adulte et disposer d'un tiers de plus que sa longueur à l'âge adulte, pour pouvoir s'y retourner facilement.Pour un chiot, si la cage est trop grande, il se peut que votre chiot ait l'idée de faire ses besoins dans un coin et de se coucher dans l'autre. Divisez la cage de moitié ou d'un tiers avec le diviseur fourni avec la cage. Ceci évitera que votre chiot y fasse ses besoins.

Que peut-on y mettre? Une vieille couverture pour un chiot (en cas de destruction et de malpropreté) un coussin pour un chien propre et non destructeur. Un petit bol d'eau pour un adulte ou une chaudière avec une petite quantité d'eau, à accrocher pour un chiot. Des jouets impossible à détruire.

Placez la cage loin des sources de chaleurs (fenêtre au soleil, plinthe électrique, poêle à bois) et des autres meubles. Car certains chiens sont capables de se passez le museau au travers des barreaux pour y agripper des choses.

Pour apprendre rapidement à votre chien que la cage est un endroit agréable:

-ne JAMAIS l'utiliser pour punir le chien, car la cage doit être source de réconfort et synonyme de plaisir;

-la placer dans un endroit passant où le chien peut se sentir parmi les membres de sa famille. Évitez donc de la placer au sous-sol, dans une pièce fermée ou dans le garage de façon isolée. Rappelez-vous que les chiens n'aiment pas être à l'écart de la vie sociale de son groupe;

-la cage doit être introduite de façon positive: en introduction, donner toutes les gâteries, les jouets et les repas dans sa cage, la porte ouverte;

-introduisez la cage graduellement. Pour la première nuit, placez la cage à coté du lit d'un adulte. L'y coucher qu'une fois bien fatigué après une période de jeux et une fois que les besoins d'élimination auront été comblés. Rassurez le chien qui pleure en lui parlant doucement. Ne le sortez pas s'il chigne fortement ou jappe. Lancez-lui plutôt des gâteries à travers la grille. Cela aidera à changer son émotion. Très tôt au petit matin, sortez-le dès son réveil pour lui faire faire ses besoins. Remettez le dans sa cage avec un kong (adapté à sa grosseur) rempli de nourriture intéressante (ex: moulée imbibée d'eau avec du beurre d'arachide naturel ou avec des morceaux de viande). Recouchez-vous. Lorsqu'il aura quelques nuits sans pleurer, tassez la cage graduellement vers la sortie de la chambre. Pour finir par la placer dans un endroit passant (aire ouverte, salon, cuisine) où elle restera définitivement;

-durant la journée, lancer des gâteries aléatoirement dans la cage pour que votre chiot y entre volontairement et avec bonheur. Au début, ne fermez as la porte, laissez-le sortir à sa guise. GRADUELLEMENT, fermez la porte pour de courtes périodes lorsqu'il sera occupé à y jouer avec un jouet ou manger une gâterie. À la longue, quand il sera calme, quittez la pièce pour quelques secondes. Revenez ou ouvrez la porte s'il est calme et récompensez-le. S'il pleure, ignorez-le (ne pas lui parler, ne pas le regarder).

Mettez le chiot dans sa cage, TOUTES LES FOIS OÙ VOUS NE POUVEZ LE SURVEILLER ACTIVEMENT ET MÊME POUR 5 MINUTES!. Car un chiot laissez seul à lui-même, se trouvera rapidement quelque chose à faire:

-il fera ses besoins n'importe où dans la maison. Il ne sait pas encore qu'il doit aller dehors ou sur un pipi pad;

-il détruira des choses dans votre environnement;

-il pourrait se retrouver dans une situation périlleuse (ex: mâchouiller un fil électrique, avaler un morceau de tissus, manger une plante toxique, monter sur les meubles);

-il fera comme bon lui semble et apprendra de mauvais comportements (ex: sauter sur les gens, mordre les mains des enfants, voler de la nourriture, briser des souliers, déchirer un tapis, etc.).

En terminant, devez-vous utiliser la cage toute sa vie durant? Probablement que non, à moins d'avoir un chien destructeur ou qui a de la difficulté a être propre.Pour savoir si votre chien peut se passer de sa cage, faites un premier test une nuit alors qu'il a terminé sa période d'adolescence. Laissez la porte ouverte. Et voyez les résultats au petit matin. Tout est beau? Poursuivez au moins un mois avant de passer à l'autre étape. Sinon, remettez votre chien en cage pour quelques mois et refaites le test.

La seconde étape consistera à le laissez seul dans la maison, la porte de sa cage étant ouverte. Partez pour 15 minutes. Si tout va bien, augmentez graduellement les périodes de liberté jusqu’à partir des heures. Bien des gens conservent tout de même la cage la porte ouverte, car comme elle est représente pour le chien un lieu de réconfort et de sécurité, le chien aura tendance à y retourner toute sa vie.

Un chiot de deux mois ne devrait pas faire plus de 4h consécutives dans sa cage. Un chiot de 4 mois 6 h et un chien adulte 8h.

Aucun chien adulte ne devrait passer plus que 16h dans sa cage au total de sa journée (incluant la nuit). Il est de votre responsabilité de le laisser hors de sa cage en SURVEILLANCE le plus souvent possible. S'il le faut, engagez un petit voisin ou une compagnie de promeneurs pour sortir votre chiot de sa cage en journée si vous prévoyez être parti plus de 8h00 de suite.

Il est aussi impératif de lui enseigner à être libre dans la maison dès qu'on le pourra. Un cage fermée est d'utilisation temporaire. Une cage ouverte peut servir de maison canine toute la vie durant!

Voilà! Vous connaissez maintenant tous les secrets de la bonne utilisation de la cage. Ha oui.... un dernier conseil... ne dites plus le mot "cage" mais dites plutôt le mot "maison" ou "niche". Ainsi, vous aurez moins l'impression d'enfermer votre chien et aiderez ainsi votre compagnie canin à acquérir rapidement de bons comportements!

Note: visionnez la vidéo de Panda, 5 mois, qui mange son os dans sa cage en sécurité des autres chiens. Tous respectent son espace personnel.

Publié dans education

Partager cet article

Dire non à son chien, c'est possible mais pas n'importe comment!

Publié le par fidelecanin

Dire à son chien dans un mode punitif: "non méchant chien!" d'une façon menaçante, ce n'est pas de l'éducation. Lorsqu'on utilise cette punition positive (on ajoute un élément dans le but de faire diminuer un comportement), cela fonctionne sur le coup: le chien est saisi ou apeuré, il va probablement arrêter de faire ce qu'il fait. Mais il recommencera dans un bref délai car il ne sait pas quoi faire d'autre. Et cela nous mènera à augmenter la force de cette punition. On parlera plus fort, avec plus de gestes menaçants et certaines seraient même portés à intervenir physiquement. Ceci briserait la confiance que le chien a mis dans son humain. Rappelez-vous: les mains sont faites pour caresser et non frapper.


En utilisant le "non" en punition positive, ce mot devient "pourri", brûlé, annonçant une très mauvaise conséquence. En plus, ce "non" fait en sorte que notre chien n'apprend rien quand il l'entend, sauf avoir peur de ce que son humain va faire. Cela ne lui donne aucun indice sur ce que l'humain veut qu'il fasse. Imaginez que je vous parle dans une langue étrangère, une langue que vous ne comprenez pas. Je vous fais une demande que vous ne décodez pas. Et comme vous essayez quelque chose qui n'est pas la bonne, je vous lance un "non!" menaçant. Qu'allez-vous faire au bout de quelques essais? Comme je vous punis verbalement, vous ne serez plus tenté d'essayer quoi que ce soit. Vous tomberez alors en mode impuissance acquise.

L'impuissance acquise, signifie que vous ne voulez plus rien essayer au risque de vous faire punir positivement. Vous allez manquer d'initiative et notre relation va devenir tendue car vous saurez désormais que la possibilité d'un essai peut vous mener non seulement à l'échec, mais à quelque chose de désagréable.

Je veux vous proposer d'utiliser le "non" d'une manière encadrante, comme un guide vers le bon choix. Je m'explique. Quand le chien ne répond pas adéquatement à une demande, dites "non" sur un ton neutre (donc, non menaçant verbalement ni accompagné d'une geste vindicatif), peut alors signifier que la réponse choisie n'est pas la bonne et qu'il fait essayer autre chose.

Le "non" devient un marqueur de non récompense (no rewarding marker ou NRM). C'est un signal visant l'extinction du comportement (punition négative).

Mais vous comprendrez que pour se faire, ce mot ne jamais avoir été employé auparavant de façon aversive. Car votre chien se rappellera toujours de sa signification et de ce qu'il annonce. Si vous n'avez jamais employé le "non" aversif, vous pouvez l'utiliser. Sinon, changez de mot. Vous pouvez dire "erreur", "hein hein", ou un autre mot ou un son neutre.

Concrètement dans l'entraînement, il suffit de marquer le bon comportement (R+) avec un clicker ou un mot comme "oui" ou "yes" et de marquer le comportement non désiré par le mot "non" ou celui que vous aurez choisi (P-). Ceci donnera de l'information supplémentaire à votre chien dans la réponse qu'il pourra vous offrir. Occasionnellement, on pourra ne rien dire quand le comportement est inappropiré comme on le fait traditionnellement avec l'entraînement au clicker.

N'oubliez pas: il faut absolument éviter d'associer le NRM à une émotion négative. Elle peut être joyeuse ou tout simplement neutre. Cela est primordial pour ne pas mettre le chien en impuissance acquise. On veut que le chien réfléchisse et choisisse un autre comportement. C'est comme dire "chaud" ou "froid" dans la recherche d'un trésor! Et il ne faudra pas utiliser le "non" seul lorsque le chien fait un comportement, sans renforcer son contraire, car ce dernier pourrait analyse le "non" comme un renforcement positif, car on lui accorde de l'attention.

Voici deux exemples précis en entraînement (les demandes assis, couché, viens, back, tourne, salut, hop, dans le désordre) avec mon chien Panda, qui démontre l'utilisation du "non" et notez la réaction de mon chien qui cherche un nouveau comportement. Comme vous le verrez, cette technique n'est pas facile car l'humain doit rapidement choisir entre les deux mots marqueurs:

  1. Dans cette vidéo, le marqueur R+ est "yes", la récompense, un morceau de fromage. Le NRM est "non" et la punition négative est l'absence de nourriture. Veuillez noter que mon chien est légèrement motivé par la nourriture. https://www.youtube.com/watch?v=DCDGSfD7DII
  2. Dans cette vidéo, le marqueur R+ est "yes", la récompense, un lancé de balle. Le NRM est "non" et la punition négative est l'absence du lancé de balle. Mon border collie est toujours très motivé par la balle et est très rapide dans ses réponses. Le timing est toujours primordial pour bien se faire comprendre. Il est important de marquer au bon moment.... ce qui n'est pas toujours évident comme vous le verrez! https://youtu.be/AoN0wWluBs4

Sur ce, bon entraînement!

Dire non à son chien, c'est possible mais pas n'importe comment!

Publié dans entraînement

Partager cet article

1 2 3 4 5 6 7 > >>