Journal d'entraînement d'une corneille 4

Publié le par fidelecanin

Journal d'entraînement d'une corneille 4

27 octobre 2014.

Dès mon arrivée dans la voilière, Kevin est calme et il m'accueille en ne démontrant aucun signe de stress. Je m'approche de lui et j'y reste pendant une heure: à lui parler, le caresser sur la poitrine, et le faire manger de la viande.

La séance se passe bien. On fait de plus en plus connaissance. Il tourne la tête de côté comme s'il tentait de comprendre ce que je dis. Il mange dans ma main des croquettes pour chat. Il est vraiment attachant! Je réussi à le faire monter sur ma main pour quelques secondes.

D'après Jennifer, la directrice du centre, Kevin fait de beaux progrès en semaine dans ses activités quotidiennes: il est plus calme, moins paniqué, et s'approche facilement des humains. On est sur la bonne voie!

Soudain, des bruits se fond entendre dans le centre: des travaux sont en cours. Kevin devient agité et se déconcentre facilement. Voilà notre session qui se termine par une période de silence pour que Kevin reprenne son air coquin.

Je ne pourrais atteindre mon objectif de la journée qui était de faire monter Kevin sur une planche de bois recouverte d'une surface anti-dérapante. Comme Kevin devra bientôt rechercher sa nourriture dans sa voilière (la recherche de nourriture faisant partie de son programme d'enrichissement de l'environnement, ''foraging''), la surveillance de sa courbe pondérale deviendra une routine afin de savoir s'il réussit à bien s'alimenter. Pour cela, il faut savoir monter sur la balance et y rester.

Dans l'entraînement, il y a des hauts et des bas. Cela est tout à fait normal. Les animaux sauvages sont facilement effarouchables. Un rien peut les stresser.

Mon objectif est donc reporter à la semaine prochaine. Toutefois, je suis bien heureuse de constater que Kevin fait d'immenses progrès dans l'adaptation à sa nouvelle vie.

Journal d'entraînement d'une corneille 4
Journal d'entraînement d'une corneille 4

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